Combattre les violences domestiques

Jean Tschopp, députée. Opinion parue dans le LausanneCités du 28 février 2017

La violence domestique tue. En 2015, dans le canton de Vaud, 5 des 6 victimes de meurtres répertoriés, étaient des femmes exécutées par leurs conjoints. Les violences domestiques, en augmentation de 13%, touchent toutes les couches sociales et l’ensemble des classes d’âge. Que faire ? Réclamé depuis des années par le Parti socialiste vaudois, un projet de loi cantonale a enfin été présenté. Le résultat, hélas, n’est pas à la hauteur des enjeux. Sur deux éléments en tous cas, la loi doit être modifiée. Pour éviter de nouveaux drames, il ne suffit pas d’expulser l’auteur de violences domestiques du domicile conjugal. La victime, en particulier en cas de situation à haut risque, doit être signalée au Centre d’aide aux victimes (Centre LAVI). Ce signalement permettra d’apporter une protection et un soutien indispensables à la victime. Autre élément, pour réduire tout risque de récidive et rompre la spirale de violence, l’auteur doit être pris en charge par un suivi adapté. Le projet de loi prévoit uniquement un seul entretien socio-éducatif pour l’auteur expulsé pratiquement sans conséquence s’il ne s’y rend pas. L’auteur doit impérativement être astreint à un suivi thérapeutique sur le long terme, seul à même de changer son comportement. Là où des mesures de ce type ont été mises sur pied (dans les cantons de Neuchâtel ou Zurich notamment), les cas de violences domestiques ont diminué. Je continuerai à m’engager pour renforcer la protection des victimes et la prise en charge des auteurs. Il n’y a pas de fatalité à constater année après année de nouveaux drames.

 

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