Question écrite: Un nuage noir plane sur les places au soleil de la Fondation pour l’animation socioculturelle lausannoise (FASL)

Question écrite déposée par Latha Heiniger, conseillère communale, le 26 juin 2018. 

Ces derniers jours, un bon nombre d’habitants de la Ville de Lausanne a reçu un mailing du centre socioculturel de la FASL de leur quartier les invitant à soutenir financièrement, par le biais d’un crowdfunding (financement participatif), la mise en place de l’activité « Place au soleil ». Pour rappel, les places au soleil existent depuis plus dix ans. Se sont des accueils libres organisées par les centres socioculturels de la FASL dans neuf quartiers de Lausanne les premières et dernières semaines des vacances scolaires d’été. Les animateurs-trices organisent diverses activités, type jeux d’extérieur et ateliers créatifs, en fonction du public présent comme des enfants, des jeunes, des familles, des personnes âgées, etc.

La disparition de la roulotte enchantée a laissé un vide dans les parcs lausannois et c’est pourquoi les centres socioculturels ont proposé de le combler, en , par le biais de diverses animations comme les places aux soleil. Celle-ci occupe les parcs de quartiers excentrés et propose également une offre culturelle  gratuite et itinérante.

Les places au soleil, comme d’autres activités des centres socioculturels permettent de poursuivre et de renforcer le travail, entre autres, de socialisation, de prévention, de réduction des inégalités effectué durant toute l’année par les professionnel-le-s de l’animation socioculturelle mais durant les périodes de vacances et sur le temps extrascolaire. En effet, les pauses vacances et surtout celle de l’été sont des périodes sensibles, tout particulièrement pour les enfants et les jeunes qui ne bénéficient pas de l’offre de vacances de la Ville et/ou ne partent pas en vacances et/ou sont livrés à eux-mêmes et/ou n’ont pas les moyens financiers de se rendre dans des lieux culturels traditionnels. Autant l’ennui peut être source de créativité, elle peut aussi se transformer en désagrément de tout genre pour les jeunes eux-mêmes (angoisse, dépression, etc.) que sur la vie du quartier (bruit, violence, harcèlement, etc.). Donc les places au soleil sont des offres complémentaires à l’offre aux vacances de par la nature de la prestation, du type accueil libre, qui répond à des besoins différents des habitants du quartier. De ce fait, la prestation « Place au soleil » est une activité à part entière de la mission de la FASL et doit donc est financée par le biais de la subvention allouée par la Ville de Lausanne à la Fondation et à ses centres.

Il est à noter également que, petit à petit, le financement de certaines ativités des centres ne sont plus assumées par le biais des subventions de la Ville et de ce fait, les centres doivent effectués des recherches de fonds pour réaliser une partie de leurs activités. Bien que cette pratique se justifie dans une dynamique de partenariat entre une collectivité publique et une organisation à but non lucratif, se pose toutefois la question de la définition des prestations qui rentrent dans le subventionnement public de celles qui sont extraordinaires et donc financée de manière privée.

Questions

  1. Pourquoi les subventions de la Ville en faveur de la FASL ne permettent-elles pas de financer les prestations en lien direct avec sa mission comme l’activité « Place au soleil » ?
  2. Qu’adviendra-t-il de l’activité « Place au soleil » dans les quartiers dans lesquels le crowdfunding n’aboutira pas ?
  3. Sur quel(s) critère(s) la FASL définit-elle une prestation dite de base qui rentre dans le subventionnement de la Ville et une prestation extraordinaire qui nécessite une recherche de fonds ?
  4. Comment les centres socioculturels gèrent-ils leurs recherches de fonds qui n’aboutissent pas au regard des prestations qu’ils devraient assumer dans le cadre de la mission de la FASL ?
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