Conseil communal

Jeudi, 14 mars 2013

Interpellation – Points de récolte PET à Lausanne: Avis de recherche!

Anna Zürcher – déposée le 14 mars 2013

Avec l’introduction de la taxe au sac, les Lausannoises et Lausannois ont pris les bons réflexes depuis janvier dernier. Certes, il a fallu quelques semaines pour que de nouvelles habitudes soient acquises mais nous ne pouvons que saluer l’esprit «fair-play»  de nos concitoyennes et concitoyens.

A ce jour les déchèteries fixes sont fortement sollicitées et, bien que l’on ne puisse pas à l’heure actuelle tirer déjà un bilan global des coûts et des économies réalisées par les nouveaux usages en termes de tris, les présages semblent positifs.

Ainsi, il est paradoxal de constater que dans le même temps des points de récoltes de PET fixes mais aussi ceux placés dans des zones de passage ont été progressivement supprimés depuis décembre dernier. Dès lors, il ne reste plus que les points de récolte auprès des commerces pour le dépôt du PET et/ou les déchèteries fixes qui n’ont pas forcément des horaires «étendus».

Or, tout en sachant que certaines communes, telle qu’Yverdon par exemple, ayant introduit tout comme Lausanne, la taxe aux sacs, offrent encore la possibilité aux citoyens de pouvoir amener le PET en dehors des points de récolte «officiels» susmentionnés, nous posons les questions suivantes à la Municipalité :

  1. Pourquoi la Municipalité au moment même où elle a impulsé une forte incitation  «au tri des déchets» par le biais de mesures concrètes telles que la taxe au sac, a décidé de procéder à la suppression des points de récolte de PET?
  2. Quel était le coût réel de cette récolte de PET et son cheminement vers les filières adéquates,  jusqu’à la suppression des dits points?
  3. Quelles sont les mesures que la Municipalité souhaite et peut prendre afin de réintroduire la mise à disposition de points de récoltes de PET?
  4. Dans un article du 23 janvier dernier consacré au sujet qui nous occupe, Le Temps  fait état d’un «dialogue de sourds» entre Pet Recycling et la Municipalité. Quelle est la teneur de ce dialogue ?

Nous remercions d’ors et déjà la Municipalité de ses réponses.

Conseil communal

Mardi, 26 février 2013

Interpellation – Difficultés d’ALPIQ : quelles conséquences pour la Ville de Lausanne et ses Services industriels

Benoît Gaillard – déposée le 5 février 2012.

La société ALPIQ est active dans la production, le transport et la commercialisation d’énergie. Fondée en 2009, elle est issue du rapprochement entre Atel et EOS; le groupe français EDF détient quant à lui 25% du capital. La Ville de Lausanne est indirectement actionnaire, puisqu’elle possède, quant à elle, 20.06% du capital d’EOS, actionnaire à hauteur de 31.38% actuellement. La situation d’ALPIQ a déjà occupé souvent le Conseil communal, notamment le 8 novembre 2011, lorsque ce même Conseil a accepté un résolution demandant une information de la Municipalité, à laquelle celle-ci a répondu le 3 septembre 2012.

ALPIQ connaît actuellement d’importantes difficultés. Si les chiffres définitifs pour 2012 ne sont pas encore connus, l’année 2011 a vu le chiffre d’affaire stagner et le résultat diminuer fortement, avec un bénéfice consolidé de 258 millions de francs, qui n’a pas empêché l’exercice de se clore sur une perte de 1.3 milliard de francs en raison de corrections de valeur et amortissements extraordinaires. En comparaison, l’exercice 2010 s’était conclu sur un bénéfice de 645 millions. Pour 2012, ALPIQ prévoit de nouvelles corrections de valeur importantes et donc un résultat net encore une fois négatif

Déterminer les causes de cette diminution importante ne nous appartient pas. Des investissements mal ciblés, notamment à l’étranger, semblent avoir participé au phénomène. Avant même le bouclement de l’exercice 2011, ALPIQ avait annoncé un plan de restructuration et d’augmentation de la productivité. En complément de ces projets, des discussions sont actuellement en cours, à en croire les médias spécialisés, en vue d’une augmentation du capital. Cette solution n’aurait apparemment pas la faveur des actionnaires principaux.

  1. Quel est l’impact de la situation d’ALPIQ sur celle d’EOS et donc de la Ville comme actionnaire de cette dernière ?
  2. Les 40 postes dont la suppression avait été annoncée à Lausanne ont-ils été supprimés et de nouveaux plans de suppression existent-ils ?
  3. EOS comme actionnaire direct et la Ville comme actionnaire indirect ont-ils une position sur une éventuelle recapitalisation et comptent-ils s’y associer ?

Nous remercions par avance la Municipalité pour ses réponses.

Conseil communal

Mardi, 5 février 2013

Interpellation: Quelle place pour les transports publics ?

Anne Decollogny, déposé le 5 février 2013.

A de multiples reprises, la Municipalité réaffirme la priorité qu’elle entend réserver aux transports publics. De nombreux textes municipaux en témoignent et l’on vous en épargne de lassantes citations.

Les Axes forts de transports publics urbains prévoient précisément d’importants développements des transports publics qui nécessiteront la fermeture des Terreaux et du Grand-Pont d’une part, la fermeture du dernier tronçon de la Rue de Genève d’autre part. Dans très peu de temps, les automobilistes et les motocyclistes devront changer de parcours, ou, mieux, changer de mode de transport.

Faire l’exercice de fermer ces rues à certains moments de l’année, l’annoncer à l’avance sur différents supports, informer les automobilistes sur les moyens qu’ils ont de se rendre au centre-ville sans leur voiture : la démarche pourrait donner lieu à d’intéressantes expériences et constats permettant ensuite d’adapter les mesures dissuasives ou alternatives qui devront être mises en place durant les chantiers de rénovation du Grand-Pont et les travaux sur la Rue de Genève.

Or, avant Noël, période particulièrement chargée en matière de circulation individuelle, c’est le contraire qui a été décidé. Les TL ont suspendu les lignes qui passent par le Flon, la Rue Centrale et la Rue Saint-Martin.

Et c’est bien le surcroît d’automobilistes qui congestionne le centre-ville. Comme l’indique un quotidien local1 « Si les bus ne passent plus, les voitures non plus. La faute revient surtout aux nombreux automobilistes qui, se rendant au centre-ville, tout spécialement à ceux qui veulent entrer dans l’un des parkings du Rôtillon (rue Centrale), du Centre ou du Métropole (Flon) pour aller faire leurs achats de Noël ». Et plus loin, on lit que ces parkings sont régulièrement pleins et qu’il faudrait plus de places de parking au centre-ville.

Ainsi l’on privilégie les automobilistes et l’on pénalise les usagers des transports publics, dont le nombre est forcément plus élevé. On les oblige à changer d’itinéraire, à emprunter d’autres lignes de bus, à choisir un autre arrêt, alors qu’eux aussi vont faire leurs courses de Noël. D’autres solutions auraient été envisageables : inciter les automobilistes à parquer leur voiture dans les parkings-relais en bordure de ville, augmenter la fréquence des bus depuis ceux-ci, par exemple. Mais non, ce n’est pas cette politique qui est appliquée. Les TL pensent au contraire renforcer les mesures qui leur permettront de faire face aux perturbations et d’anticiper mieux encore la fermeture de certaines lignes de bus à fin 2013.

Ainsi nous posons les questions suivantes à la Municipalité :

  1. La Municipalité a-t-elle été partie prenante de la décision des TL d’interrompre des lignes debus avant les fêtes ?
  2. Si oui, pourquoi la Municipalité a-t-elle privilégié l’accès au centre-ville pour lesautomobilistes plutôt que pour les transports publics ?
  3. Si non, quelle est la position de la Municipalité face à la décision des TL et qu’entend-ellemettre en place lors de la prochaine période de surcharge, fin 2013 ?
    Pour le groupe socialiste :

Conseil communal

Mardi, 29 janvier 2013

Postulat: De la boîte au lit, en pyjama !

Denis Corboz, déposé le 5 février 2013.

Dans le cadre des débats en cours sur les nuits lausannoises, le présent postulat demande d’étudier une extension jusqu’à 5h des services de transports nocturnes. Ceci pourrait avoir l’effet important de réduire les attroupements en fin de nuit en ville et de permettre aux noctambules de rentrer en sécurité chez eux.

Le service de transport nocturne dit « Pyjama » a été créé en 1992 par les TL. Son développement s’est notamment fondé sur les demandes, dès 1990, du Groupe contact jeunesse, ancêtre de l’actuel Parlement des jeunes. Les entreprises de transport LEB et CFF ont ensuite rejoint le service Pyjama, qui a transporté en 2012 environ 90’000 voyageurs.

Avec un coût de 4 francs de supplément pour une course, ou d’une dizaine de francs par mois sur abonnement, le Service Pyjama comprend actuellement 9 lignes de bus ainsi que 5 liaisons ferroviaires vers Bercher, Yverdon, Allaman, Villeneuve et Palézieux, avec des départs échelonnés entre 1h et 3h45. Quant au service normal, il commence entre 5h45 et 6h pour les bus et autour de 5h30 pour les métros.

La Municipalité a proposé à la fin de l’année 2012 une modification des heures d’ouverture des boîtes de nuit pour permettre, sous certaines conditions, l’exploitation jusqu’à 6h. Ces mesures n’ont certes pas encore été adoptées mais la question du transport nocturne se pose déjà avec acuité en fin de nuit. Le fait de pouvoir rentrer d’une façon pratique, sécurisée et rapide une fois sorti de discothèques contribuerait à réduire les rassemblements à la sortie des établissements (qui constituent évidemment une source de troubles et de frictions potentiels) et éviterait aussi les dangers liés à la conduite de véhicules sous l’emprise d’une alcoolémie excessive.

Par ce postulat, la Municipalité est donc invitée à étudier la mise en place, en lien avec le canton et les communes qui financent ces lignes, d’une extension jusqu’à 5H30, voire au-delà, du service Pyjama. Cette extension pourrait avoir lieu à travers un étalement des relations existantes et une augmentation des relations proposées dans une proportion à déterminer.

Denis Corboz et le groupe socialiste

Conseil communal

Mardi, 11 décembre 2012

Postulat: osez postuler ! Un objectif légitime pour toutes et tous

Muriel Chenaux et Elisabeth Wermelinger, déposé le 11 décembre 2012.

La promotion de l’égalité est une tâche transversale s’inscrivant dans le règlement du personnel de l’administration communale dès 1995 ; notre Ville était alors pionnière.

Depuis, un travail de fond pour promouvoir une réelle politique de l’égalité a été entrepris dans l’administration communale. Il montre que Lausanne a su prendre en compte cette problématique pour obtenir des résultats très positifs avec un effectif du personnel le 24 mai 2012, de 44,36 % de femmes et de 55,64 % d’hommes.

Cependant, certains signes comme celui de quatre femmes cheffes de service, sur trente-sept postes, ou encore comme aucune femme exerçant le métier de sapeuse pompière montrent que, même si la proportion de femmes travaillant dans l’administration communale a fortement augmenté, celles-ci demeurent minoritaires, voir inexistantes dans certaines fonctions; que donc tout n’est pas encore gagné.

Les femmes restent encore plus représentées que leurs collègues masculins dans les classes de salaire inférieures et elles sont toujours sous-représentées dans les classes de salaire supérieures. L’évolution de l’effectif féminin selon les classes de salaire* s’est faite, entre 1989 et 2009, essentiellement dans les classes de salaire 13 à 21, qui regroupent des personnes de niveau CFC, alors que le nombre d’hommes dans cette même classe de salaire a diminué durant cette même période. Dans le même temps, les femmes sont deux fois plus nombreuses que les hommes dans des postes classés dans l’échelle salariale de 22 à 27 regroupant les personnes sans formation. Au contraire dans la catégorie des cadres moyens, les hommes restent largement surreprésentés, mais c’est dans la classe supérieure, que le nombre de femmes a le plus faiblement augmenté, le nombre d’hommes restant en moyenne, cinq fois plus élevé. Occupée dans un rapport d’un tiers pour les femmes et de deux tiers pour les hommes, cette statistique affole au regard des équivalents pleins temps !

Ces chiffres démontrent que les chances de promotion restent inégales et que, pour les femmes, saisir les opportunités offertes pour accéder à des postes de cadres intermédiaires et supérieurs est un acte souvent lié à la confiance en soi, difficile à accomplir, voir parfois un tabou.

Si l’on peut constater une évolution de l’effectif féminin dans l’administration communale, due à une politique axée sur des mesures concrètes comme la promotion de l’égalité dans les services, une sensibilisation du personnel nouvellement engagé, ou encore l’aménagement du temps de travail pour améliorer la conciliation entre la vie de famille et le travail, nous souhaitons néanmoins, une nouvelle fois, donner un élan en faveur de l’égalité.

Aussi ce postulat demande-t-il d’examiner l’opportunité de procéder à :

  • une amélioration des mesures incitatives pour favoriser la postulation des femmes à des postes de cadres moyens et supérieurs ;
  • un renforcement des mesures de promotion spécifique pour détecter des futures cadres, afin de leur offrir les formations nécessaires et pour les encourager à se porter candidates lors de postulation ;
  • l’amélioration des conditions d’accompagnement pour favoriser l’engagement de femmes dans des secteurs où elles sont peu voire pas représentées ;
  • l’encouragement à suivre des formations continues en particulier celles qui permettent d’optimiser sa vie professionnelle ;
  • la création d’un projet pilote pour ouvrir tous les postes de cadres au partage du temps de travail accompagné d’une incitation par le biais d’une communication à l’attention de tout le personnel valorisant le travail à temps partiel pour les hommes.

Conseil communal

Samedi, 29 septembre 2012

Interpellation – Taxis lausannois : comment garantir un salaire décent ?

Benoît Gaillard – déposée le 25 septembre 2012

Taxis lausannois : comment garantir un salaire décent ?

Depuis plusieurs années, le monde des taxis lausannois défraie la chronique à travers plusieurs épisodes judiciaires. Contestation de la mise en place d’un central d’appel unique, questionnements sur le tarif de l’affiliation à ce central ou encore discussion sur les salaire : les sujets de discorde ont été nombreux. (Lire la suite…)

Actualité et Démocratie, Conseil communal

Mercredi, 27 juin 2012

Résolution: Elimination des déchets et principe de causalité: à appliquer seulement avec d’indispensables mesures sociales

Résolution adoptée par l’assemblée générale du 27 juin 2012

Depuis de nombreuses années, la législation fédérale, à travers la loi sur la protection de l’environnement, contraint les collectivités responsables de la gestion des déchets à les financer selon le principe dit « de causalité », c’est-à-dire par une taxation en fonction de la quantité de déchets générée par un ménage ou une entreprise, et non pas par l’impôt. En 2002, la population vaudoise avait clairement refusé un système dépourvu de correctif social. (Lire la suite…)

Conseil communal

Lundi, 11 juin 2012

Postulat: Un volet préventif ouvert sur les nuits lausannoises

Philippe Mivelaz – déposé le 11 juin 2012

Le débat autour des effets délétères de la vie nocturne lausannoise conduit à une multiplication de propositions de mesures relevant principalement de la répression et de la réglementation, voire de la limitation de l’offre de lieux festifs. La problématique de la surconsommation d’alcool et autres stupéfiants semble être une des principales causes identifiées et il convient de prendre des mesures nécessaires à tous les niveaux institutionnels dans ce domaine. (Lire la suite…)

Conseil communal

Lundi, 11 juin 2012

Postulat: Pour que la nuit reste festive

Benoît Gaillard – déposé le 11 juin 2012

Depuis plus d’une décennie, Lausanne se développe comme pôle culturel et festif, avec notamment une vie nocturne animée et vivante. Dans ce domaine comme ailleurs, la dérégulation et la libéralisation complètes ne sont pas des solutions durables. Il s’agit donc de clarifier les responsabilités qui incombent aux exploitants d’établissements servant de l’alcool.

L’animation festive nocturne fait incontestablement partie, depuis plusieurs années, de la vie lausannoise. Les mouvements sociaux de la fin des années 1970 et du début des années 1980 réclamaient notamment des espaces festifs et musicaux aux heures d’ouverture souples. A la suite de ces revendications et de l’abolition de la clause du besoin, une scène riche s’est développée dès le milieu des années 1990, scène où cohabitent différentes orientations musicales, différentes cultures. (Lire la suite…)

Conseil communal

Mardi, 8 mai 2012

Interpellation faisant suite à l’augmentation des tarifs du réseau-L

Magali Zuercher – déposée le 8 mai 2012

Interpellation faisant suite à l’augmentation des tarifs du réseau-L

La Ville de Lausanne peut se targuer d’avoir mis en place un réseau d’accueil pré- et para-scolaire depuis de nombreuses années. Même s’il ne répond pas à l’entier de la demande pour le pré-scolaire, ce réseau, s’avère être parmi les plus étoffés et les meilleurs marchés du canton (voir l’étude publiée par l’IDHEAP en 2010 basée sur des données de 2009[1]). (Lire la suite…)

Conseil communal

Mardi, 24 avril 2012

Postulat: Du logement d’utilité publique sur les zones d’utilité publique

Rebecca Ruiz – déposé le 24 avril 2012

La pénurie fait rage à Lausanne comme dans tout le canton de Vaud depuis maintenant plus d’une dizaine d’année avec très une forte pression sur les prix. Ces cinq dernières années, les loyers ont massivement augmenté à Lausanne. L’envolée est également extrêmement forte s’agissant des prix à la vente en PPE où les prix ont progressé de l’ordre de 60% au cours de la même période. Les conséquences sont connues: le marché ne répond plus aujourd’hui aux moyens de la population. Selon les chiffres du Service du logement et des gérances, les logements actuellement disponibles sur le marché sont trop chers pour environ deux tiers de la population lausannoise. (Lire la suite…)

Conseil communal

Mardi, 24 avril 2012

Interpellation urgente – Réaménagement de la gare de Lausanne: quels effets sur les logements environnants?

Benoît Gaillard et consorts – déposée le 24.4.2012

A travers le projet FAIF (financement et aménagement de l’infrastructure ferroviaire), le Conseil fédéral souhaite unifier les différentes planifications existantes (NLFA, Rail 2000, ZEB) en matière de développement des chemins de fer en Suisse. (Lire la suite…)

Conseil communal

Mardi, 20 mars 2012

Postulat: Sortons les immeubles à vendre du marché spéculatif!

Laurent Guidetti – déposé le 20 mars 2012

Aujourd’hui, la vente d’immeubles loués se fait aux strictes conditions de la loi concernant l’aliénation d’appartements loués (LAAL). Il est, par exemple, impossible de le diviser en lots pour le vendre, ceci afin de protéger les locataires sur un marché où sévit la pénurie. Par ailleurs, la loi concernant la démolition, la transformation et la rénovation de maisons d’habitation, ainsi que l’utilisation de logements à d’autres fins que l’habitation (LDTR) empêche d’apporter une plus-value aux logements, ceci afin de limiter l’augmentation générale des loyers. (Lire la suite…)

Conseil communal

Mardi, 6 mars 2012

Postulat: Pour un plan de développement du logement à Lausanne

Laurent Guidetti – déposé le 6 mars 2012

La pénurie de logements qui se poursuit à Lausanne et dans le Canton depuis plusieurs années n’est pas sans dommage collatéral. C’est le cas, par exemple, de la hausse artificielle des loyers et des objets mis en vente, conséquence de la pression spéculative qui apparait en période de pénurie. Il existe en effet aujourd’hui très peu d’outils à disposition des communes leur permettant de construire des logements par la mise à disposition de terrains constructibles : dans le Canton de Vaud, pas de lutte contre la thésaurisation des terrains constructibles, pas de droit d’emption ni de pré-emption, pas de droit d’expropriation (sous condition), pas de perception de la plus-value foncière, rien ! les communes sont condamnées à faire avec leurs propres ressources… (Lire la suite…)

Conseil communal

Mardi, 17 janvier 2012

Interpellation – Impôt sur les divertissements : quelle application du nouvel arrêté d’imposition ?

Benoît Gaillard – déposée le 17 janvier 2011

En septembre 2010, les Lausannois ont rejeté à plus de 66% l’initiative populaire demandant la suppression de l’impôt sur les divertissements. C’est donc le contre-projet indirect proposé par la Municipalité et adopté par le Conseil communal qui est entré en vigueur. Son application demande, dans certains cas, une interprétation de la part de la Municipalité.

L’arrêté d’imposition 2011-2014, partie importante de ce contre-projet, prévoit un certain nombre de possibilités d’exonérations, sur la base du type de public ou du type d’organisateurs. Sociétés locales, groupes de jeunes ou d’aînés, clubs sportifs, centres socio-culturels se montrent satisfaits de ces changements qui diminuent les démarches à effectuer pour organiser une manifestation. (Lire la suite…)

Conseil communal

Mardi, 6 décembre 2011

Motion: Qualité de vie – pour un 30km/h au centre-ville

Anne Decollogny – déposée le 6 décembre 2011

Qualité de vie – pour un 30km/h au centre-ville

Dans le Rapport-préavis 2011/32 dédié aux Axes forts de transports publics (AFTPU), la Municipalité mentionne que « les questions de mobilité dans et vers l’agglomération sont devenues un enjeu essentiel pour le maintien de la qualité de vie et du bien-être des habitants » (p. 4). Elle indique d’ailleurs à plusieurs reprises sa volonté d’améliorer la qualité de la vie des habitants.

Or, surprise, on lit au chapitre 6.5 (p. 12) que la fermeture au trafic individuel motorisé entre Chauderon et St-François va générer un report de trafic important, de l’ordre de 25%, sur plusieurs axes de la petite ceinture, sur les avenues Ruchonnet, Beaulieu et Vinet, en particulier. (Lire la suite…)

Conseil communal

Mardi, 22 novembre 2011

Postulat: Agences de notation contre démocratie locale : organiser la riposte

Benoît Gaillard – déposé le 22 novembre 2011

Les agences de notation font l’objet de critiques vives émanant de tous les bords politiques et leur utilité pour noter les collectivités publiques à tous les niveaux est de plus en plus remise en question. Le présent postulat propose que la Ville de Lausanne étudie la possibilité de se détacher de Standard & Poor’s, l’agence qui la note actuellement, et évoque des pistes de remplacement.

Les agences de notation sont, depuis quelques années, au cœur du débat sur le fonctionnement de l’économie et de la finance mondiales. Leur rôle à l’origine est d’évaluer aussi objectivement que possible le risque financier que présente une entreprise, un produit financier ou un émetteur de dettes, dans la perspective de fournir à leurs clients d’origine, les investisseurs, des informations sur les placements possibles. Mais le système s’est progressivement modifié, et ce sont depuis quelques décennies les émetteurs de dettes, de produits financiers ou d’actions, par exemple, qui paient les agences pour obtenir une validation de leur qualité. (Lire la suite…)

Conseil communal

Mardi, 8 novembre 2011

Interpellation urgente: Restructuration d’Alpiq: quelles incidences pour les employé-e-s et pour Lausanne?

Rebecca Ruiz – déposée le 8 novembre 2011

Depuis la fin de la campagne des élections fédérales, les annonces de suppressions de postes et de restructurations d’entreprises, se multiplient dans le canton de Vaud et dans notre pays.

C’est dans ce contexte économique et social tendu, que la société Alpiq (détenue à 31,38% par EOS Holding, le capital de celle-ci étant détenue à 20,06% par la Ville de Lausanne) a communiqué le 4 novembre l’adoption d’un plan de restructuration global. Ce projet s’inscrit dans la continuité des mesures annoncées en août 2011, en raison d’une baisse de son résultat d’exploitation pour les neuf premiers mois de l’année ainsi qu’un résultat net pour 2011 annoncé négatif. C’est donc dans ce cadre que son conseil d’administration a arrêté un plan de restructuration, visant notamment à réduire ses coûts et son endettement. Le plan en question prévoit de supprimer 450 postes, dont la moitié en Suisse. La société annonce que les secteurs touchés sont le trading, les activités de ventes internationales, le Corporate Center, ainsi que, les unités de support centrales et régionales. Un plan social « visant à limiter les conséquences sociales » est également prévu. Aussi, lors de l’assemblée générale qui aura lieu au mois d’avril 2012, il sera proposé de transférer le siège d’Alpiq Holding SA de Neuchâtel à Lausanne, toujours selon le communiqué du 4 novembre.

Dans ce contexte, nous souhaitons poser les questions suivantes à la Municipalité :

  1. La Municipalité était-elle informée de la suppression de 450 emplois en Suisse par Alpiq ? Si oui, sur quels sites les suppressions d’emplois auront-elles lieu ?
  2. Quelles conséquences pour la Ville de Lausanne, un transfert du siège de la société impliquera-t-il ?
  3. La Municipalité peut-elle informer le Conseil communal quant au calendrier prévu pour les suppressions d’emplois? Peut-elle communiquer la voie qui sera utilisée pour celles-ci (licenciements, départs naturels, pré-retraites, etc.)?
  4. Quelles conséquences financières le résultat négatif de 2011 de la société Alpiq aura-t-il pour la Ville de Lausanne, notamment la part des revenus des actions ?

Nous remercions la Municipalité pour ses réponses.

Conseil communal

Mardi, 8 novembre 2011

Interpellation urgente: Comment maintenir la terrasse à l’aube de l’hiver 2011 ?

Solange Peters et consorts – déposée le 8 novembre 2011

En novembre 2005, la Fondation A Bas Seuil (ABS) s’est vue confier par la Municipalité la responsabilité d’aménager un espace d’accueil novateur. Le projet consistait à ouvrir la terrasse du Passage aménagée et chauffée durant l’hiver afin d’y accueillir toute personne qui le désirait et ceci dans un esprit de tolérance vis-à-vis de la consommation d’alcool. L’expérience de la Terrasse est alors née et a perduré année après année, accueillant des dizaines de personnes par jour, dans un cadre chaleureux et sécurisé. Elle a notamment permis au fil du temps de vérifier la nécessité et la viabilité d’une telle structure d’accueil.

En préambule, il s’agit de préciser que cette interpellation porte uniquement sur la problématique de l’ouverture de la terrasse à l’hiver 2011, et il ne s’agit absolument pas d’anticiper ou même évoquer un projet de « bistrot social » ou « lieu d’accueil pour personnes marginalisées » dans le contexte du projet pilote cantonal qui nous est bien connu, et qui est actuellement dans les mains du groupe d’expert, qui n’a pas encore fait connaître ses conclusions.

Il est probablement important, à l’aube de cet hiver, de rappeler les buts spécifiques de la terrasse, même si l’importance de son existence semble maintenant reconnue du plus grand nombre tout au long de nos hivers lausannois:

  1. Offrir un abri décent pour l’hiver aux personnes marginalisées et séjournant à la Riponne.
  2. Réduire la population séjournant à la place de la Riponne et posant des problèmes comportementaux.
  3. Réduire les nuisances causées par la population fréquentant le Passage et qui sort régulièrement du lieu afin de consommer de l’alcool et fumer.
  4. Apporter un soutien social et sanitaire à une partie de cette population fortement marginalisée et qui n’a que très peu de lien avec le réseau social et sanitaire.

Cependant, une expertise récente démontre que cette structure, située juste à côté du Passage, ne pourra pas être ouverte en décembre, comme initialement prévu. En effet, face à la présence évidente de fissures de plus en plus apparentes ces derniers mois, une nouvelles expertise de l’ensemble de la structure, quelques 7 années après la première, a mené aux indiscutables  conclusions suivantes :

« Il n’est pas utile de précéder à des calculs de résistance détaillés. La seule inspection visuelle suffit pour conclure que la terrasse ne présente actuellement pas de garanties de sécurité suffisantes du point de vue de la résistance de sa structure. Elle doit être interdite d’accès ; par conséquence le pavillon ne peut plus être utilisé »

AIC Ingénieurs Conseil 14.10.2011

Par ailleurs, il est important de noter que ces travaux ne peuvent pas être décidés et ordonnés par ABS. En effet, ABS n’est que locataire des lieux, qui ne lui appartiennent pas.

Intéressement, la partie terrasse du Passage a été construite illégalement par le propriétaire du bâtiment il y a plus de 30 ans sur le terrain contigu appartenant à la commune de Lausanne. De plus, ce terrain est en zone inconstructible car zone de forêt.

La terrasse aurait dû être démolie au 30 octobre 2010 sur ordre de M. Yves Kazemi, inspecteur cantonal des forêts. Après négociation avec ce dernier, ABS a obtenu un report de cette démolition jusqu’au 31.12.2013. Dans ces conditions, il est clair que les propriétaires actuels ne rentrent pas en matière pour participer à des frais concernant la terrasse, ce d’autant plus qu’elle devrait être démolie. Toutefois, il est clair que ce ne sera pas à la Fondation ABS de prendre en charge les coûts de démolition de la terrasse le cas échéant. Par ailleurs, les autorités communales lausannoises devront quant à elles confirmer l’ordre cantonal de démolition ou de donner à la terrasse un statut légal différent pour permettre les travaux d’avoir lieu à l’avenir.

Face à cet état de fait, et la triste évidence que la terrasse n’ouvrira pas ses portes en sa localisation géographique habituelle en décembre, cette interpellation vise à demander à notre Municipalité quelle alternative elle imagine à la terrasse telle que nous la connaissons. En effet, il reste essentiel à nos yeux de poursuivre ce projet – faisant maintenant partie du paysage en matière d’accueil des personnes marginalisées à Lausanne – notamment dans la saison ou les conditions météorologiques peuvent s’avérer sévèrement menaçantes pour  la santé des personnes sans réel domicile fixe.

La terrasse doit donc trouver des murs dignes nouveaux, des murs transitoires, pour assurer son ouverture en 2011. Il ne nous semble pas qu’une tente ou autre structure souple ne se prête à cet accueil, et seuls un local chauffé, fermé et central à Lausanne peut convenir à ce but.

Par ailleurs, en fonction de la taille dudit local, la dotation en personnel dévoué à sécuriser ce lieu et accompagner les usagers devra être repensée, de façon quelque peu proportionnelle et ajustée aux circonstances.

En conséquence, je souhaite poser les questions suivantes à la Municipalité :

  1. La Municipalité a-t-elle pris connaissance de la problématique actuelle aigue inhérente à l’état de dangerosité architecturale des lieux, et de l’impossibilité de l’ouvrir à l’hiver ?
  2. La Municipalité a-t-elle envisagé des lieux alternatifs transitoires permettant de poursuivre ce projet ailleurs cet hiver ?
  3. Le cas échéant, peut-elle nous faire connaitre l’états de ses considérations quant à l’importance de son maintien, et sa potentielle localisation transitoire ?
  4. La Municipalité a-t-elle envisagé une solution de portakabin, et en quel emplacement le cas échéant, comme une alternative transitoire logique pour la terrasse?
  5. La Municipalité a-t-elle fait connaître à ABS, ou quand compte-t-elle le faire, des possibles modalités d’ouverture de la terrasse ? A-t-elle envisagé une rencontre à ce sujet avec les professionnels du terrain alors que le mois de décembre est imminent – et par conséquence l’ouverture immédiate difficilement envisageable ?

Je remercie d’avance la Municipalité pour ses réponses.

Conseil communal

Mardi, 27 septembre 2011

Motion : Pour une politique lausannoise du logement des jeunes en formation

Benoît Gaillard  – déposée le 27 septembre 2011

Pour une politique lausannoise du logement des jeunes en formation

Dans le cadre de manque aigu de logements pour les jeunes en formation en période de rentrée, la présente motion demande à la Municipalité d’intégrer cette problématique dans sa politique du logement. Il est notamment suggéré de privilégier des modèles de micro-mixité au sein d’un même immeuble, en réservant quelques appartements aux jeunes en formation.

Introduction

Lausanne est une ville de formation. L’Université et l’Ecole polytechnique qui portent son nom en attestent, tout comme la présence, dans la région lausannoise, de sept sites de la Haute Ecole de Suisse occidentale. Le tableau est complété par plusieurs écoles professionnelles, ainsi que par plusieurs offres de formation privées dans divers domaines. (Lire la suite…)

Conseil communal

Dimanche, 26 juin 2011

Postulat: Trafic de rue à Lausanne: entraver les zones de deal durables dans les quartiers d’habitation

Rebecca Ruiz – déposé le 20 juin 2011

Préoccupation partagée par les habitants de certains quartiers, la problématique de la lutte contre le trafic de rue à Lausanne s’invite aussi régulièrement au sein des discussions du Conseil communal de Lausanne. Hormis différentes interpellations et interpellations urgentes, récemment, deux initiatives en lien avec les effectifs policiers et avec la politique globale de sécurité de la Ville de Lausanne ont été renvoyées à la Municipalité pour rapport-préavis[1]. Complets et complémentaires, ces deux textes ne s’attachent cependant pas directement à la question du trafic de stupéfiants de rue à Lausanne.

Le présent texte vise à combler cette lacune en demandant plus spécifiquement à la Municipalité, dans ledit rapport-préavis à venir, de faire des actions ayant pour but d’éviter la fixation des zones de deal l’une des tactiques principales en matière de lutte contre le trafic de rue.

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Conseil communal

Dimanche, 26 juin 2011

Postulat: pour une étude sur les rives du lac

Magali Zuercher – déposé le 20 juin 2011

Postulat demandant une étude pour le réaménagement du secteur des rives du lac et ses abords entre Ouchy et Bellerive ainsi que la définition d’une vision directrice de l’ensemble des rives de la piscine de Bellerive à la tour Haldimand intégrant des étapes de réaménagement

Lors des réflexions concernant le nouveau musée des Beaux-Arts à Bellerive, plusieurs propositions ont été faites concernant la portion des rives et ses abords à l’ouest d’Ouchy en direction de Bellerive. Le projet de musée a été refusé et tout a été arrêté. Ceci est regrettable car ces lieux offrent un potentiel important en terme de revalorisation et pourraient même sans la réalisation d’un musée, revêtir un autre visage.

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Conseil communal

Dimanche, 26 juin 2011

Postulat: Energies: quelle stratégie pour Lausanne à l’horizon 2030?

Florian Ruf – déposé le 20 juin 2011

Préambule

Le mercredi 8 juin 2011, le Conseil national a de fait approuvé le projet du Conseil fédéral d’abandonner l’énergie nucléaire[1]. Le dernier des cinq réacteurs suisses sera arrêté d’ici à 2034 environ. Cette décision survient quelques jours après celle du gouvernement allemand, le 30 mai, qui fixe à 2022 la date d’arrêt des réacteurs nucléaires de ce pays. (Lire la suite…)

Conseil communal

Mardi, 12 avril 2011

Interpellation urgente: Société Alpiq, quel financement de partis politiques ?

Rebecca Ruiz – déposée le 12 avril 2011

En décembre 2008, la société Alpiq a été constituée suite à la fusion d’EOS et d’Atel. La Ville de Lausanne possède une participation de 20,06% dans la société EOS Holding (EOSH) qui détient elle-même 31,38% de la société Alpiq.

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Conseil communal

Jeudi, 7 avril 2011

Postulat: aux urnes citoyens!

Jean Tschopp – déposé le 12 avril 2011

La baisse de participation aux dernières élections communales lausannoises, passant entre 2006 et 2011 de 32% à 29% n’est pas une bonne nouvelle pour notre vie citoyenne. Elle interpelle l’ensemble des acteurs qui structurent et animent le débat politique. Face à cette progression de l’abstention, la création d’aides engageantes et adaptées pour l’électeur pourrait contribuer à faire remonter le niveau de participation.

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Conseil communal

Mardi, 18 janvier 2011

Motion: Dimanche sur les quais

Jean Tschopp – déposée le 18 janvier 2011

Attachés aux quais d’Ouchy et de Belgique, les lausannoises et les lausannois aiment venir s’y ressourcer le dimanche. Seul regret : la population se retrouve souvent étriquée sur des trottoirs encombrés. Pour donner toute sa place aux loisirs et permettre de s’y détendre, nous demandons la fermeture au trafic individuel motorisé de ces quais quelques heures le dimanche à la belle saison. (Lire la suite…)

Conseil communal

Lundi, 20 décembre 2010

Postulat : Pour l’implantation d’un centre de dégrisement avec surveillance médicale à Lausanne

Rebecca Ruiz

Largement abordée par la recherche scientifique suisse et internationale, la question de la consommation d’alcool des jeunes est régulièrement relayée par les médias, sans doute en raison de l’évolution inquiétante du phénomène. Plusieurs enquêtes récentes soulignent en effet la consommation excessive d’alcool par une population très jeune impliquant notamment des hospitalisations, de même que l’existence d’une corrélation évidente entre une telle consommation et des actes de violence. Il apparaît donc clairement que la prévention de la violence juvénile passe notamment par des actions ciblées visant à diminuer la consommation d’alcool.

L’enquête « Health behaviour in school-ages children » (HBSC) menée en Suisse par l’ISPA[1] en 2006 auprès de 9791 élèves âgés de 11 à 15 ans a montré qu’une proportion importante de jeunes entre 14 et 15 ans consomment de l’alcool régulièrement : 35% déclarent boire de l’alcool au moins une fois par mois et environ 17% consomment de l’alcool au moins chaque semaine. Les garçons sont proportionnellement plus nombreux à consommer régulièrement de l’alcool. En outre, la statistique médicale de l’Office fédéral de la statistique (OFS) en 2009[2] relative aux hospitalisations à l’adolescence montre que les cas d’ivresse ont quintuplé entre 2002 (126 cas) et 2009 (614 cas). Alors qu’en 2002 on comptabilisait le plus de cas chez les 18-19 ans, en 2009, plus de la moitié des cas d’ivresse sont le fait d’individus de 15 ans ou moins (380 cas sur 650). Les lésions contractées lors d’une agression ont quant à elles plus que triplé, passant de 200 hospitalisations en 2002 à 666 en 2008 (+233%). Les admissions se font dans 92.5% des cas en urgence, majoritairement durant le week-end (68.8%).

Au-delà de répercussions à moyen et long terme (une consommation précoce, dès 12 ans, étant fortement corrélée à une consommation excessive à la fin de l’adolescence ou à l’âge adulte), la consommation d’alcool excessive peut induire des conséquences immédiates, parfois dramatiques : violence, accidents, délinquance, etc. En Suisse, sur l’ensemble des actes violents impliquant des jeunes, 25 % (bagarres individuelles) à 50 % (bagarres entre groupes) des agressions chez les garçons et jusqu’à 30 %, voire 70 % chez les filles sont dues à l’alcool[3]. Par ailleurs, une étude réalisée entre 2003 et 2006[4] au service des urgences du CHUV a montré que 24,7% des blessés avaient bu de l’alcool dans les six heures précédant la survenue de leur traumatisme. Parmi eux, 33,3% buvaient fréquemment (au moins une fois par mois) d’importantes quantités d’alcool en une seule occasion, et 13,1% étaient des buveurs à risque.

Interpellés par ce phénomène et ses conséquences (individuelles, collectives et sociétales), les pouvoirs publics communaux et cantonaux ont développé ces dernières années des mesures de prévention de la consommation d’alcool adressées particulièrement aux mineurs, cette catégorie de la population représentant un public-cible prioritaire en matière de santé publique.

Parmi ceux-ci la Ville de Zurich (Direction de police et services de santé) a mis sur pied il y a quelques mois, dans le cadre d’un projet-pilote, un centre de dégrisement avec surveillance médicale (Zentrale Ausnüchterungsstelle – ZAS).

Le but recherché par le projet zurchois est de placer en garde à vue et de soumettre à des soins médicaux toute personne interpellée en état d’ébriété avancé sur l’espace public et dont le comportement pourrait être dangereux pour lui-même ou à l’égard de tiers, à des fins préventives. En cas de problèmes de santé urgents, l’individu concerné est transféré à l’hôpital. Si des mineurs sont en cause, des entretiens sont établis avec les parents chargés de les récupérer, un suivi médical étant assuré une semaine après l’événement.  Particularité du projet zurichois, la prise en charge médicale des individus est payée par eux-mêmes ou par les parents dans le cas de mineurs (les factures vont de 600 francs à 950 francs, les frais étant pris en charges par l’assurance-maladie sitôt que l’état d’intoxication exige un transfert à l’hôpital).

Après quelque mois de fonctionnement (octobre 2010), un premier bilan a été établi et a révélé que le ZAS zurichois, ouvert durant ses premiers mois d’existence de fonctionnement du vendredi à 22 heures jusqu’au dimanche à 15 heures, a accueilli en six mois 316 hommes et 50 femmes de 15 à 69 ans (près de 29% avaient entre 18 et 24 ans). En moyenne, le ZAS a donc pris en charge une moyenne de 13 personnes par week-end (avec un maximum de 25 personnes par week-end). S’appuyant sur les chiffres relatifs au taux de remplissage du ZAS, la Ville de Zurich a reconnu l’utilité d’une telle structure, en relevant notamment le délestage des services d’urgences hospitaliers.

Actuellement à Lausanne, les individus interpellés en état d’ébriété troublant la tranquillité et l’ordre publics sont conduits à l’hôtel de police où ils séjournent dans une cellule le temps nécessaire à leur dégrisement (sous la surveillance active de caméras de vidéosurveillance). Les mineurs, quant à eux, sont raccompagnés par la police à leur domicile, sans suivi médical ultérieur.

Observant un manque dans la chaîne de prise en charge actuelle (entre les cellules de police et les services d’urgence accueillant les cas d’alcoolisation massive nécessitant des soins médicaux), estimant par ailleurs que la situation ici décrite pourrait être améliorée d’un point de vue sanitaire, préventif et éducatif, nous demandons à la Municipalité :

D’étudier l’opportunité de compléter la chaîne de soins existant à Lausanne, en s’inspirant du concept zurichois de centre de dégrisement, dans une approche de santé publique et de prévention des incivilités et violences liées à une consommation excessive d’alcool, en collaboration directe avec les services de santé publique cantonale.

Concrètement, le pilotage et la gestion d’un tel centre devraient être assurés par la Police municipale lausannoise (PML), par la PMU et par les services d’urgences et d’alcoologie du CHUV (qui mettrait par exemple à disposition des médecins en formation et du personnel soignant spécialisé pour assurer le suivi médical)[5]. Aussi, nous demandons à la Municipalité d’approcher le Conseil d’Etat pour entamer une réflexion conjointe autour de la nécessité d’un tel projet, de sa mise en œuvre ainsi que de son financement.

Au final, la structure ici envisagée doit permettre de décharger les services des urgences du CHUV de la prise en charge de certaines personnes ne nécessitant fondamentalement qu’une surveillance médicalisée en optimisant leur prise en charge mais aussi d’écarter momentanément de l’espace public des personnes dont le comportement présente un danger pour elles-mêmes ou pour autrui.

Les déterminations quant au lieu, à la taille et aux horaires d’ouverture d’un tel centre se feront sur la base d’une réflexion commune à la PML et aux différents services du CHUV évoqués, en se basant notamment sur les chiffres des admissions au CHUV durant les fins de semaine pour cause de consommation massive d’alcool ne nécessitant pas une prise en charge médicalisée trop avancée.

Une contribution financière permettant de couvrir une partie des frais engendrés par la prise en charge médicale et les soins prodigués doit être envisagée, après examen et évaluation de la valeur préventive d’une telle facturation. Pour ce faire, il s’agira d’attendre l’évaluation scientifique finale qui sera faite du projet-pilote zurichois et, le cas échéant, d’étudier les implications juridiques de cette mesure financière qui nécessiterait sans doute la création d’une base légale autorisant la facturation d’un montant, même symbolique. Dans le cas des mineurs, il faudrait plutôt miser sur la transformation de cette somme en un travail d’intérêt public, sans doute plus utile d’un point de vue éducatif que la facturation d’une montant qui retomberait dans de nombreux cas au final sur les parents.

Lien vers le communiqué: Consommation excessive d’alcool : tout le monde en parle… Le PS propose


[1] Thélin, R. (2006). La consommation d’alcool des jeunes et de leurs pairs, Enquête HBSC. Lausanne : SFA-ISPA.

[2] Publication : Novembre 2010.

[3] Kuntsche, E., Gmel G., Annaheim, B. (2006). Alkohol und Gewalt im Jugendalter Gewaltformen aus Täter- und Opferperspektive, Konsummuster und Trinkmotive. Eine Sekundäranalyse der ESPAD-Schülerbefragung. Lausanne : SFA-ISPA.

[4] Kuendig, H. (2009). Empty glasses and broken bones, Thèse de doctorat. Stockholm : Department of public health sciences.

[5] La police municipale de Lausanne a développé de manière satisfaisante depuis 1999 des partenariats avec le centre interdisciplinaire des urgences du CHUV, le service psychiatrique de liaison du CHUV, l’hôpital psychiatrique de Cery, l’Unité de médecine des violences du CHUV, le centre de consultation psychiatrique de Chauderon ainsi que l’hôpital de l’enfance. D’ailleurs, en novembre 2010 le corps de police lausannois s’est vu récompensé pour cette collaboration par un prix du concours « Excellence publique» décerné par la Société suisse des sciences administratives et par l’Institut de hautes études en administration publique. De fait, une collaboration autour d’un projet de centre de dégrisement piloté conjointement par la PML et les services de santé précités devrait donc pouvoir se développer de manière fructueuse.

Conseil communal

Mercredi, 8 décembre 2010

Postulat: Bas les masques, la culture est en danger !

Philippe Clivaz – déposé le premier décembre 2010

Le 26 septembre dernier, le peuple suisse entérinait, par son vote, la révision sur la loi sur le chômage (LACI).

Ce choix a mis en lumière une des erreurs de notre système de société que la situation prévalant jusqu’ici cachait tant bien que mal :

Un nombre important d’artistes, de créateurs culturels indépendants vivent dans une situation financière très précaire. (Lire la suite…)

Conseil communal

Mardi, 7 décembre 2010

Interpellation: La « Télé » – se dirige-t-on vers un organe patronal ?

Fabrice Ghelfi – déposée le 7.12.2010

Le 9 avril 2010, je déposai au nom du Groupe socialiste du Conseil communal une interpellation intitulée « la Télé : on y parle beaucoup de tout et on y encaisse peu ». Des questions y étaient posées sur le fonctionnement de cette chaîne soutenue par les pouvoirs publics parmi lesquels la Ville de Lausanne à hauteur de 1’210’000.- en guise de participation au capital. A l’époque, la situation était entourée d’un épais brouillard. Nous nous étonnions qu’un média se voulant si pointu sur l’actualité puisse communiquer aussi mal sur sa propre situation, qui plus est envers l’un de ses bailleurs de fonds démocratiquement légitimé à poser des questions.

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Conseil communal

Mardi, 9 novembre 2010

Contre le travail au noir à Lausanne

Le 2 novembre, Rebecca Ruiz, présidente du Parti socialiste lausannois, et Jean-Michel Dolivo, conseiller communal A gauche toute, ont déposé l’interpellation urgente ci-dessous. Elle concerne la découverte de travailleurs au noir sur le chantier de Beaulieu, dont le maître d’œuvre est une fondation qui se trouve en mains publiques. Le Conseil communal s’est ensuite prononcé sans opposition en faveur du principe de la responsabilité solidaire: si un sous-traitant mandaté par une entreprise générale ne paie pas les charges sociales de ses employés, c’est à l’entreprise générale de les assumer. Celles-ci y regarderaient donc à deux fois avant d’engager des sous-traitants douteux.

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Conseil communal

Lundi, 1 novembre 2010

Interpellation urgente: ouverture hivernale de La Terrasse

Stéphane Michel – déposée le 10 octobre 2010

Jusqu’il y a quelques jours, l’ouverture pour l’hiver 2010 de la Terrasse semblait impossible en raison d’une décision cantonale relative à la construction du « cabanon » appelé Terrasse.  Aujourd’hui, au niveau de la construction du « cabanon », plus rien n’empêche la Municipalité de rouvrir cette structure pour l’hiver. (Lire la suite…)

Conseil communal

Mardi, 12 octobre 2010

La ville par le sport

Jean Tschopp, déposé le 12 octobre 2010

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Conseil communal

Mardi, 28 septembre 2010

La résolution des problèmes d’hébergement précaire passe aussi par des seuils adaptés

Stéphane Michel, déposé le 28 septembre 2010

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Conseil communal

Jeudi, 16 septembre 2010

La ville laissera-t-elle couler la CGN ?

Interpellation urgente du groupe socialiste déposée lors de la séance du 14 septembre du Conseil communal

L’avenir de la CGN a largement occupé les médias durant l’été. La communication maladroite du Conseil d’État concernant la consultation de la loi sur les transports publics (LTPu) a envenimé une situation déjà tendue. Plusieurs communes et leurs associations d’ailleurs ont manifesté publiquement leur colère. Les hésitations du Conseil d’Etat concernant la tenue d’abord d’une « table ronde », saluée lors de l’assemblée des actionnaires de la CGN, puis le repli en « auditions » n’a pas amélioré les choses. Au final, la rencontre du 25 août entre le Conseil d’Etat, la CGN, le syndicat SEV, les actionnaires principaux (ABVL1), l’UCV et l’AdCV, a débouché sur un résultat plus que mitigé. (Lire la suite…)

Conseil communal

Mardi, 14 septembre 2010

Postulat: pour un renforcement de la prise en charge extra-scolaire des écolières et écoliers de 5e et 6e année primaire

Florence Germond, déposé le 14 septembre 2010

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Conseil communal

Mardi, 15 juin 2010

Postulat: pour une publication plus dynamique du bulletin du Conseil communal

Jacques-Etienne Rastorfer, déposé le 15 juin 2010

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Conseil communal

Mardi, 1 juin 2010

Postulat: pour la promotion des itinéraires piétonniers à Lausanne

Stéphane Michel, déposé le premier juin 2010

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Conseil communal

Mardi, 11 mai 2010

Postulat: favoriser l’intégration professionnelle des personnes handicapées.

Jean Tschopp, déposé le 11 mai 2010

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Conseil communal

Mardi, 27 avril 2010

Places d’apprentissage: atteindre les 5%

La crise économique a depuis plusieurs mois causé une importante hausse du chômage, touchant tout particulièrement les jeunes. Le taux de chômage de cette catégorie de la population s’établit ainsi depuis plus d’une année à un point plus haut que le taux global.

Alors que le chômage touche 8,2%[1] de la population à Lausanne, le nombre de demandeurs d’emplois âgés de moins de 20 ans a, en mars 2010, augmenté de plus de 40% par rapport au même mois de l’année précédente (20% pour les 20-29 ans)[2].

Par ailleurs, et malgré les mesures conjoncturelles décidées aux niveaux fédéral et cantonal, on peut s’attendre, au vu du baromètre des places d’apprentissages 2009[3], à un manque en matière d’offre de formation professionnelle. En effet, les statistiques du SECO nous apprennent que c’est le nombre de chômeurs en quête d’un premier emploi (et donc par exemple d’un apprentissage) dont la croissance est la plus dramatique[4].

Il est donc nécessaire de maintenir les efforts à tous les niveaux en faveur d’une offre large de formation professionnelle. Les perspectives démographiques émises par le SCRIS ne prédisent en effet pas de baisse des effectifs de jeunes en fin de scolarité obligatoire, mais au contraire leur maintien et hausse à long terme.

Pour le Parti socialiste, une implication forte des collectivités publiques est en conséquence évidemment nécessaire.

La Ville de Lausanne, en tant qu’employeur, peut et doit continuer à promouvoir et favoriser  la formation professionnelle. Très active dans ce domaine ces dernières années, elle dispose encore d’une certaine marge de manœuvre vers le haut. En effet, d’une part, le taux des places d’apprentissages dans le total des emplois se situe à 4,9% dans le canton de Vaud et à 5.7% au niveau fédéral[5]. Par ailleurs, pour l’ensemble des administrations publiques, ce ratio est de 4.1%[6] pour l’ensemble de la Suisse. Enfin, à titre comparatif, la part des places d’apprentissage et de stages dans le total des emplois de la Ville de Berne s’élevait à 10% en 2008[7].

Il nous paraît dès lors absolument indispensable de demander à l’administration communale un effort semblable à celui que consentent l’économie vaudoise et helvétique dans son ensemble et de se rapprocher de ce que fait une administration publique comme celle de la Ville de Berne.

Cette motion demande donc à la Municipalité de présenter un plan d’action pour atteindre, voire dépasser un taux de 5% de places d’apprentissages dans le total de ses emplois dans les cinq années à venir. L’administration communale compte aujourd’hui 4100 équivalents postes à plein temps et forme 155 apprentis dans 30 professions[8]. Concrètement, cela signifierait donc de créer 50 places d’apprentissages supplémentaires, soit de les augmenter de 32% environ.

Nous demandons le renvoi de cette motion à la Municipalité.


[1] http://www.scris.vd.ch/main.asp?DomId=96

[2] http://www.scris.vd.ch/main.asp?DomId=96

[3] http://www.bbt.admin.ch/themen/berufsbildung/00103/00321/index.html?lang=fr

[4] http://www.seco.admin.ch/themen/00385/00387/index.html?lang=fr

[5]http://www.bfs.admin.ch/bfs/portal/fr/index/themen/15/04/ind4.indicator.40402.404.html

[6] http://www.bfs.admin.ch/bfs/portal/fr/index/themen/15/04/ind4.indicator.40402.404.html?open=402,403#403

[7]http://www.bern.ch/leben_in_bern/stadt/information/publikationen/finanzplan/downloads_view

[8] Rapport de gestion, 2009.

Conseil communal

Mardi, 13 avril 2010

Lutter contre le chômage et promouvoir l’économie lausannoise par un nouveau partenariat public-privé

Fabrice Ghelfi, déposé le 13 avril 2010

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Conseil communal

Mardi, 2 mars 2010

Postulat: Pour un transfert du parking deux-roues de la place Pépinet à la rue Pépinet

Jean-Charles Bettens, déposé le 2 mars 2010

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Conseil communal

Mardi, 16 février 2010

Postulat: Pour des conditions de travail décentes sur les chantiers de la Ville. Vers un plan d’action communal de lutte contre la sous-enchère salariale en lien avec la sous-traitance

Rebecca Ruiz, déposé le 16 février 2010

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Conseil communal

Mardi, 2 février 2010

Un Capitole pour une capitale!

Rebecca Ruiz et Evelyne Knecht (POP), déposé le 2 janvier 2010

Depuis quelque mois, la Direction et le service de la culture ainsi que le nouveau directeur de la cinémathèque, Monsieur Frédéric Maire discutent de la possibilité d’installer la Cinémathèque suisse ou une antenne de celle-ci dans le bâtiment du cinéma Capitole. En ce début d’année, le sujet a de nouveau été évoqué et constituera probablement l’un des principaux dossiers pour la Direction de la culture, ce dont on ne peut que se réjouir.

En effet, ce projet est doublement positif car il permet d’une part de sauvegarder le patrimoine que représente la salle du Capitole, et d’autre part de permettre à la Cinémathèque de développer ses projets.

Le cinéma Capitole…

Inauguré le 29 décembre 1928, le « Théâtre Capitole » (nom d’origine) abrite, dès ses débuts, un cinéma mais son aménagement a également été prévu pour l’organisation de représentations et d’attractions de tout genre. Pour répondre à la mode de l’époque, le Capitole est rénové à deux reprises: au début des années 1950 et surtout en 1959.

Côté patrimoine, le bâtiment a reçu la note 3 lors du premier Recensement architectural de 1975. Suite à une réévaluation, il a été inscrit à l’inventaire cantonal, pour l’ensemble, avec la note 2 en 1999. Il est ainsi non seulement indestructible mais soumis, pour toute rénovation, à autorisation du Conservateur cantonal des monuments et des sites. En outre, une servitude rend impossible toute extension en hauteur.

Le Capitole constitue l’une des deux plus anciennes et prestigieuses salles de notre Ville, avec le Métropole. La disparition d’une dizaine de salles de cinéma en Ville de Lausanne ces dix dernières années, fait de ce cinéma la dernière salle historique1. De plus, avec ses 867 places, il est le plus grand cinéma du pays, taille inintéressante pour un cinéma « commercial » ; sa préservation et le maintien d’une activité culturelle destinée à un large public ne peuvent donc compter que sur une volonté et un soutien des pouvoirs publics.

… Une capitale du cinéma

Côté cinémathèque, l’intérêt n’est pas négligeable. Notre cinémathèque Suisse, ou cinémathèque de Lausanne, n’est pas moins que la 6ème cinémathèque du monde. Elle possède le modeste patrimoine de 2,2 millions de photos, 230’000 affiches, 30’000 ouvrages et 70’000 films. Actuellement ce patrimoine est éparpillé entre l’entrepôt de Penthaz, trop petit, et différents dépôts provisoires disséminés dans l’agglomération lausannoise. L’office fédéral de la Culture va financer l’agrandissement du dépôt de Penthaz afin de mieux protéger ce patrimoine et, dans ce cadre, il est prévu de numériser ou digitaliser les objets, afin de les rendre accessibles à la consultation. La Cinémathèque pourrait donc avoir besoin de nouveaux espaces pour ouvrir son patrimoine à la consultation.

Si l’on envisageait la salle du Capitole comme deuxième spot de la Cinémathèque suisse, celle-ci pourrait développer, d’une part, un espace bibliothèque sur Montbenon de même qu’un véritable centre d’images (fixes et mobiles) et un lieu de projections et/ou rétrospectives dans une salle prestigieuse telle que le Capitole. Une telle affectation du Capitole permettrait – de par sa dimension – de développer davantage de liens avec les écoles lausannoises, de proposer des expositions temporaires faisant mieux connaître au public le patrimoine d’affiches et d’objets, et en ferait une salle proposant des prix populaires tels ceux pratiqués aujourd’hui par l’institution de Montbenon.

Actuellement, Mademoiselle Schnegg, la propriétaire du Capitole, se trouve devant de grandes difficultés financières et ne pourra pas attendre des années avant de remettre sa salle. Après 60 ans d’activités, « La petite dame du Capitole » attend d’être assurée de la survie de son cinéma, pour enfin prendre sa retraite, à 85 ans. Nous pensons que notre conseil doit donner un signal clair à la Municipalité, afin qu’elle entreprenne rapidement les démarches nécessaires pour ne pas laisser disparaître le Capitole qui fait partie du patrimoine et de l’histoire culturelle de notre Ville.

Ainsi, nous demandons à la Municipalité :

  • de procéder à l’achat du bâtiment sis à l’avenue du Théâtre 6 (parcelle no 6069) à travers le crédit d’acquisition d’immeubles voté par notre Conseil le 23 janvier 2007;
  • d’évaluer l’opportunité de céder ce terrain à la Fondation de la Cinémathèque suisse par un droit de superficie ou par une location de celui-ci ;
  • d’examiner, en concertation avec la Fondation de la Cinémathèque suisse et le Canton de Vaud, les possibilités de cofinancement liées aux rénovations dudit bâtiment.

Conseil communal

Mardi, 2 février 2010

« Espace Riponne »: la maison lausannoise des seniors et des organisations actives en faveur des aînés

Elisabeth Wermelinger, déposé le 2 février 2010

Grâce aux progrès de la médecine et à une meilleure hygiène de vie, les seniors ont une espérance vie de plus en plus longue. Il leurs appartient de continuer des activités, de participer à une vie sociale, de développer des nouveaux savoirs et de se rencontrer dans un lieu convivial ouvert à toutes et tous.

L’Espace Riponne, créé en février 2007 par Pro Senectute Vaud répond à cette exigence. Ce lieu est ouvert à toutes les associations, à toutes les personnes qui souhaitent y déployer des activités en faveur du maintien de l’intégration sociale des personnes retraitées de Lausanne et des environs. Il propose aux aînés une table à midi et de nombreuses activités afin de favoriser les rencontres.

Actuellement, Pro Senectute Vaud constate qu’elle ne peut pas à elle seule assurer la pérennité de l’Espace Riponne. Elle doit trouver des solutions et envisage notamment de mettre un terme partiellement ou totalement à l’exploitation de ce lieu de rencontre bien situé. En effet, la RPT (confédération- canton) et le report de charges entre la Ville et le Canton, ont pour conséquence que la gestion de cet espace devient trop lourd pour Pro Senectute Vaud.

Cette évolution présente une véritable occasion pour la Ville de Lausanne car elle offre l’opportunité de concevoir, par l’intermédiaire d’une fondation, d’une coopérative ou d’une association, une Maison des aînés située en plein cœur de la ville.

Nombreux sont les partenaires associatifs qui, a l’instar de Pro Senectute Vaud, pourraient être prêt à s’investir pour partager l’usage d’un espace et permettre une synergie autour d’un même lieu en faveur des retraités (par exemple : l’Université Populaire, Mouvement des aînés, Connaissance3, Ligue de Santé, Alzheimer section Vaud, fédération de sports pour les aînés, école des grands- parents, avivo, etc.). Ce lieu serait même propice pour développer des actions de formation destinées aux actifs de plus de 50 ans notamment pour les cours de préparation à la retraite, la promotion de la santé chez les seniors actifs ou encore l’encouragement à l’engagement bénévole.

Ce lieu pourrait devenir un centre d’activité, identifié à la ville de Lausanne et permettrait de proposer des consultations sociales, un lieu d’information et de formation, des activités de santé et de bien-être pour les personnes retraitées.Un nouveau concept autour d’un espace d’accueil avec le restaurant pourrait être développé, par exemple en s’orientant sur une cuisine saine, adaptée aux besoins des usagers. De surcroît par l’augmentation de leur utilisation, cette synergie permettrait une meilleure rentabilité des locations de salles. A préciser que le Mouvement des aînés et la fondation Connaissance3 (Université du 3ème âge du Canton de Vaud) sont également locataires dans ce même immeuble. Tous deux disposent de petites salles de conférences ou de cours qui pourraient également être mise en réseau.

A Lausanne plus de 15’000 personnes âgées vivent seules. En créant une maison lausannoise des seniors et des organisations actives en faveur des aînés, à l’instar d’autres villes romandes notamment Genève, Neuchâtel et Bienne, la Ville de Lausanne disposerait ainsi d’un lieu permettant une offre explicite, clairement identifiées, extrêmement bien située au cœur de la ville avec une excellente accessibilité (M2, bus, parking) en faveur de sa population retraitée.

Au nom du Groupe socialiste ce postulat demande à la Municipalité de soutenir la création d’une Maison des aînés en y intégrant l’appui du réseau associatif lausannois avec lequel la Direction concernée pourrait passer une convention afin de s’assurer que ce lieu fournisse prestations et animations utiles aux aînés de notre ville.

Conseil communal

Mardi, 19 janvier 2010

Postulat pour une réduction des déchets ménagers à la source

Philippe Mivelaz, déposé le 19 janvier 2010

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Conseil communal

Mardi, 19 janvier 2010

Quel avenir pour les quartiers de Sébeillon et de Sévelin?

Magali Zuercher, déposé le 19 janvier 2010

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Conseil communal

Mardi, 12 janvier 2010

Postulat pour l’étude d’un tunnel de profondeur nulle à St-François

En octobre dernier, la direction des travaux de la Ville de Lausanne annonçait qu’elle étudiait la construction d’un tunnel routier sous la place St-François s’étandant de l’avenue du Théâtre à la Vigie. Les premières estimations prévoient un coût d’environ 50 à 80 mios. Ce projet ne serait pas nouveau puisqu’il aurait par ailleurs déjà été étudié dans les années 1970.

La proposition du tunnel permet de répondre à certaines exigences concernant la place St-François, telles que :

• Réaliser une interface de transports publics efficaces

• Faire face à l’augmentation des transports publics prévue en 2012 en réduisant au maximum les croisements entre les transports individuels et publics

• Y générer un espace convivial et traversable en surface, alors qu’elle est aujourd’hui traversée par 6 voies de circulation

Face à ces arguments qualitatifs essentiels, la solution de tunnel proposée à ce jour doit être analysée, tout comme d’autres alternatives ou variantes potentielles, afin d’entrevoir une amélioration de ces divers paramètres à St-François. La proposition consistant à creuser un tunnel suscite un nombre important d’interrogations et de réticences, tant il est vrai qu’aujourd’hui, l’efficacité de telles infrastructures routières est remise en question, notamment par la Confédération qui juge le rapport efficacité/coût de tunnels routiers inadéquat1.

En l’occurrence, de nombreux spécialistes craignent qu’un tunnel puisse générer une augmentation significative du trafic de transit, par un effet qualifié d’« d’aspirateur » à voitures, possiblement ressenti loin à la ronde. Ce trafic de transit est délétère pour les centres villes (pollution, bruit, occupation de l’espace) alors qu’il n’apporte rien en terme économique, puisque par définition ces automobilistes ne s’arrêtent pas dans les commerces. Les quartiers proches d’une telle infrastructure encourent le risque d’une augmentation des nuisances liées au trafic. Dans l’exemple du tunnel de St- François, on pense en particulier aux quartiers Rumine/Mousquines qui pourraient voir les charges de trafic de ces axes fortement augmenter. Les effets seraient par ailleurs non-négligeables pour l’ensemble des communes voisines.

Il est évidente que le parti socialiste lausannois reste convaincu que, plutôt que de favoriser le transit des automobilistes, il faut bien au contraire améliorer leur accessibilité au centre-ville, notamment en favorisant des parkings aux abords du centre, tout en évitant d’augmenter la perméabilité du centre-ville au trafic.

Une problématique supplémentaire liée au projet de tunnel sous St-François réside dans la construction d’une trémie devant l’Opéra de Lausanne. Celle de Chauderon reste un malheureux exemple de «balafre» urbaine que représentent de tels ouvrages. Il serait désolant de prévoir un tel environnement sonore et visuel devant l’entrée d’une prestigieuse institution culturelle lausannoise.

De surcroît, on retrouve aux entrées et sorties du tunnel tous les conflits entre transports individuels motorisée (TIM) et les transports en commun (TC) que l’on cherche à éviter sur la place St-François. Outre l’aspect esthétique, nous doutons fort que les sorties de l’avenue du Théâtre et de J.-J. Mercier puissent ne pas bloquer en conséquence les carrefours de Georgette ou de Vigie, au sud du Pont Chauderon.

Ce projet très routier n’obtiendra, à ce stade, aucun financement de Berne car il n’a pas été déposé à fin 2007. Cette exigence de la Confédération est très claire: seuls les projets déposés à fin 2007 (pour la liste A) peuvent obtenir des financements. Un tel projet serait vraisemblablement entièrement à la charge de la Ville de Lausanne.

Ces très nombreuses interrogations débouchent aujourd’hui sur la variante qui consiste à étudier une place St-François avec un « tunnel de profondeur nulle » (cf. annexe), c’est-à-dire un projet qui aurait les mêmes vertus que le projet de tunnel:

• limiter au maximum les croisements TIM et TC • retrouver une place traversable en surface (avec extension de la place sur

Benjamin-Constant) • tenir compte de l’augmentation des bus à St-François • augmenter la zone piétonne à St-François • définir une priorité bus à chaque croisement TIM-TC (céder le passage ou feu) • mais un projet qui coûterait entre CHF 50 et 80 mios de moins

Ce postulat demande donc à la Municipalité d’étudier un projet de type « tunnel de profondeur nulle ». Il a également pour vocation de lancer le débat sur la pertinence d’un tunnel à cet endroit et souligne le rôle essentiel d’une étude approfondie des autres solutions envisageables pour la place St-François, et en conséquence pour le centre-Ville, les quartiers avoisinants, voire les communes voisines.

Ce projet, dont les aménagements sont réalisables à des coûts modestes, permet dans tous les cas de tester une solution avant d’investir, si cela s’avérait toutefois nécessaire, des sommes très importantes pour la réalisation d’un tunnel. Si la mise en place de cette variante devait d’une quelconque manière avoir un impact négatif sur l’attractivité ou l’accessibilité de la Ville, la variante tunnel pourrait ensuite, en toute connaissance de cause être envisagée.

Rappelons en conclusion que CHF 80 mios investis dans un tunnel routier, c’est évidemment des projets en moins qui pourront être financés par la caisse communale.

Voir aussi le communiqué de presse

Conseil communal

Jeudi, 31 décembre 2009

Nos propositions au Conseil communal en 2009

Voici les motions (proposition de mesures à prendre) et postulats (propositions d’études et de réflexions) déposés par les socialiste au Conseil communal en 2009:

Magali Zuercher: Quel avenir pour les quartiers de Sébeillon et Sévelin

Laurent Guidetti: Densifions la ville efficacement et durablement

Florence Germond: Pour un assainissement énergétique des bâtiments sur la commune de Lausanne grâce aux aides fédérales et cantonale

Francisco Ruiz, Fabrice Ghelfi: Pour des statuts respectueux de la Constitution vaudoise

Fabrice Ghelfi: Pour un débat complet et serein à propos de la métamorphose de Beaulieu

Florence Germond: Sensibilisation au français pour les enfants préscolaires allophones afin de faciliter leur intégration au cycle initial

Magali Zürcher: Pour un réaménagement de la place de la Riponne

Jean Tschopp: Pour la subvention par la ville d’un film de l’association Films Plans-Fixes en l’honneur de Madame Anne-Marie Im Hof-Piguet , Juste parmi les Nations

Florence Germond, Solange Peters, Philippe Clivaz: Pour exonérer les sociétés locales à but non lucratif de la perception de l’impôt sur les divertissements

Rebecca Ruiz: Pour une agriculture de proximité vivante et durable: la Ville de Lausanne soutient la production locale de lait

Fabrice Ghelfi: Pour une vision globale, prospective et sereine des effectifs de la police municipale lausannoise

Conseil communal

Mercredi, 31 décembre 2008

Nos propositions au Conseil communal en 2008

Voici les motions (proposition de mesures à prendre) et postulats (propositions d’études et de réflexions) déposés par les socialiste au Conseil communal en 2008:

Magali Zuercher: Le parc de Bellerive ouvert toute l’année

Florence Germond: Pour des achats publics durables d’ordinateurs

Philippe Mivelaz: Le nouveau musée des Beaux-Arts: une promenade artistique sur les rives du Léman

Stéphane Michel: Pour une prise en charge nocturne adéquate des personnes indigentes

Roland Philippoz et Roland Rapaz: Pour la promotion et la valorisation de l’engagement bénévole

Anna Zürcher et Marie Deveaud: Aide au logement pour les personnes au bénéfice d’un permis de type F

Jean-Charles Bettens: Pour une piscine de Bellerive chauffée

Jacques-Etienne Rastorfer: Pour que le site lausanne.ch s’enrichisse de lettres d’informations

Caroline Alvarez: Une ouverture étendue, des espaces de rencontre et des outils modernes pour la bibliothèque municipale lausannoise

Florence Germond, Fabrice Ghelfi: Pour des achats publics équitables

Florence Germond: Pour renforcer la prévention de la violence et celle liée à la consommation d’alcool excessive à Lausanne

Roland Rapaz: Un centre d’escalade en salle (mur de grimpe) à Lausanne

Roland Rapaz, Roland Philippoz: Vivre ensemble à Lausanne, dans nos quartiers: contribution à la construction d’un lien social fort

Conseil communal

Lundi, 31 décembre 2007

Nos propositions au Conseil communal en 2007

Voici les motions (proposition de mesures à prendre) et postulats (propositions d’études et de réflexions) déposés par les socialiste au Conseil communal en 2007

Claire Attinger: Postulat: La fête de l’art contemporain à Lausanne (Lire la suite…)

Conseil communal

Dimanche, 31 décembre 2006

Nos propositions au Conseil communal en 2006

Voici les motions (proposition de mesures à prendre) et postulats (propositions d’études et de réflexions) déposés par les socialiste au Conseil communal en 2006

Cesla Amarelle: Motion sur les procédés de réclame en matière de petit crédit (Lire la suite…)