Divers
Mardi, 5 février 2013Consensus autour du contre-projet sur la mendicité
En acceptant le contre-projet de la Municpalité : « Restreindre la mendicité sans criminaliser la pauvreté», le Conseil communal de Lausanne a trouvé une solution adéquate et proportionnée au problème de la mendicité à Lausanne. Le Parti socialiste lausannois salue cette décision et veillera à ce que le nouveau règlement soit bien appliqué.
Après un long débat – et de très nombreux mois de travail – le Parti socialiste lausannois est satisfait du consensus qui a pu être trouvé sur une question aussi sensible. Il évite de politiser à outrance une problématique qui, dans le cadre d’un campagne, aurait pu donner lieu à des débats stigmatisants et peu nuancés.
Pour le Parti socialiste, le texte du contre-projet, par son intention de réglementer une pratique plutôt que de criminaliser des individus, est une réponse plus juste et réaliste au problème de la mendicité. En dépassant la notion ambiguë de « mendicité par métier », difficilement applicable par la police, les ajouts au Règlement général de police (RGP) que propose le contre-projet définissent un cadre clair qui permet d’agir concrètement sur la mendicité à Lausanne. Les limitations à sa pratique, qui seront rapidement mises en application, vont garantir à chacun un partage de l’espace public qui lui permette d’en faire usage dans le respect des autres.
Parce qu’agir sur les seuls effets de la mendicité ne suffit pas, et qu’il faut aussi s’attaquer à ses causes, le Parti socialiste salue la nomination d’un policier médiateur et le soutien à un projet d’aide à la scolarisation en faveur d’enfants issus de milieux défavorisés en Roumanie. Il salue également le travail de la police qui enquête sur les éventuels cas d’exploitations.