La Municipalité a présenté aujourd’hui un préavis prévoyant une refonte partielle de la perception de l’impôt sur les divertissements. Il constitue une réponse aux interpellation et motion déposées par le Parti socialiste. Cette dernière préconisait notamment d’étendre le régime des exonérations pour les sociétés et associations à but non lucratif, à travers un assouplissement des critères existants.
Le préavis présenté aujourd’hui par la Municipalité donne satisfaction au PSL sur ce point, puisqu’il abolit le système des rétrocessions et élargit le cercle des manifestations pouvant faire l’objet d’une exonération. La perception de l’impôt sur les divertissements s’en trouve nettement facilitée. De plus, le soutien à la création culturelle ainsi que, de manière générale, aux activités émanant d’organisations à but non lucratif constitue un autre point fort du contre-projet à l’initiative.
Par ailleurs, la création d’un fonds permettant de soutenir et de faciliter, au cas par cas, l’organisation de grands événements culturels ou sportifs est opportune, au vu des résultats de l’étude demandée par voie d’interpellation.
Dans l’ensemble, ce préavis est un compromis juste et responsable en matière de finances publiques. Il conserve également la fonction principale de l’impôt sur les divertissements : faire contribuer les non Lausannois aux coûts de la culture à Lausanne. Ceci se justifie d’autant plus qu’environ 55% du public des manifestations soumises à l’impôt se compose de personnes n’habitant pas la commune.
Le préavis évite donc aux Lausannois de se retrouver, comme ce serait le cas si l’impôt était supprimé, seuls payeurs d’une offre riche et variée, sans d’ailleurs que la suppression entraîne la moindre diminution des prix. En effet, ni les expériences dans d’autres villes ni les intentions affichées par les exploitants de discothèques ne laissent prévoir une éventuelle baisse du prix des billets.