Après que LausannEnsemble a décidé de lancer une deuxième initiative en faveur de la suppression de l’impôt sur les divertissements en octobre 2009, le PSL prend acte de l’aboutissement de la deuxième récolte de signatures dont la validation interviendra dans les semaines à venir. Cependant, et indépendamment du résultat de la procédure de validation, le PSL émet des critiques sérieuses quant aux méthodes de récolte.De la même manière que nous l’avions annoncé au moment de l’échec de la première récolte, nous estimons que la campagne sur cette initiative sera l’occasion de confronter de façon constructive les arguments des opposants à cette suppression à ceux des personnes qui ont soutenu le comité d’initiative dans sa demande.
Le PSL maintient sa position quant à la nécessité de cet impôt qui permet aux personnes résidant hors de Lausanne de participer au financement de l’offre culturelle de la ville dont ils profitent. Nous estimons également que sa suppression pure et simple aurait des conséquences désastreuses sur les finances communales, dans la mesure où d’autres solutions péréquatives paraissent en l’état peu envisageables.
Cependant, entendant le mécontentement de certains acteurs culturels vis-à-vis de cet impôt, le PSL a récemment fait des propositions d’aménagement de ce prélèvement, en demandant l’exonération pour les sociétés locales à but non lucratif, sous certaines conditions. Nous entendons ainsi soutenir de façon ciblée le tissu local associatif et sa création culturelle.
Le PSL se réjouit qu’un débat politique se tienne sur cette question à Lausanne. Cependant, il regrette que l’aboutissement d’un processus démocratique important ait été avant tout une affaire de moyens financiers. En effet, comme on a pu l’observer dans les rues et dans certains commerces de la ville, une grande part de la récolte a été réalisée par des personnes payées pour le faire. Etant donné l’intensité de la présence de récolteurs payés 22 francs de l’heure, selon nos sources, on imagine aisément l’ampleur du budget de récolte. Et l’on ne peut que s’interroger sur la provenance de ces fonds. Le PSL regrette la disproportion flagrante des moyens engagés dans cette campagne de récolte.
Par ailleurs, le PSL a été informé d’un cas de pratique de récolte pouvant relever de la corruption électorale. Une personne s’est en effet vue proposer un avantage en échange de sa signature. Nous avons porté ceci à la connaissance du premier Juge d’instruction. Il va de soi que le PSL ne se prononce pas sur l’aboutissement de la procédure qui sera ouverte.