Mirelle Knecht

Née en 1957

Un message pour résumer ta candidature?

J’ai décidé de m’engager en politique en l’an 2000, une bonne manière de passer ce cap. Un sentiment de colère m’y a poussée et le besoin de lutter collectivement. Ma conviction était et reste que l’évolution générale vers la marchandisation de tout, le néo-libéralisme économique  et vers un individualisme inquiétant avec la mise en cause des assurances sociales construites laborieusement pendant la guerre froide et/ou les « trente glorieuses » comme on les appelle à tort ou à raison représente un danger pour la cohésion sociale, la démocratie et la paix. J’ai donc adhéré au PS en 2001. C’est des propositions et des priorités de ce parti que je me sens le plus proche. J’ai voulu agir dans le cadre d’un parti car on y est confronté à la démocratie en permanence et l’on y touche à tous les domaines et enjeux du vivre ensemble c’est-à-dire du politique, même ceux qu’on connaît à priori mal par son expérience personnelle et professionnelle.

Quels sont les domaines ou les projets qui te tiennent le plus à cœur?

Le domaine des relations, des conditions de travail et de la santé au travail me paraît central car on est au cœur de l’incidence majeure du néolibéralisme sur nos vies : incidences des conditions de travail sur les conditions de vie, le salaire, inégalités entre hommes et femmes, jeunes et moins jeunes, sortes de familles, liées aux origines sociales, entre personnes souffrant de handicaps ou maladies et ceux qui n’en souffrent pas, ou pas encore. Central aussi car l’équilibre sociétal, ou plutôt le déséquilibre, est basé sur le rapport de travail dans nos sociétés, encore plus qu’on se le représente à priori.

Il est nécessaire de construire des règles du jeu qui incluent au lieu d’exclure, qui soignent les fonctionnements des organisations et des Institutions et qui privilégient la collaboration plutôt que la rivalité et la concurrence.

L’urbanisme, le domaine de la vie ensemble dans la diversité, la convivialité et la solidarité, dans les quartiers et les communes, me tient aussi à cœur. Il faut construire du mélange, le plus possible, et rétablir un équilibre en tenant mieux compte des besoins des habitants plutôt que de ceux des bailleurs et investisseurs. 

Qu’est-ce qui te plait particulièrement à Lausanne?

A part la vieille ville et aussi ses parcs, j’aime tout particulièrement le théâtre de Vidy et ses alentours pour m’y promener à toutes saisons, m’y baigner, y écouter les bruits du port, des gens et des mouettes, aller voir un spectacle, y boire un verre ou y manger après un spectacle pour rester dans l’ambiance et échanger mes impressions avec d’autres.

As-tu une pièce de théâtre, un film, un livre, un disque, une exposition (ou autre chose) à recommander?

J’aime tous les arts. Et il y a une telle diversité ! C’est important pour moi de me laisser toucher par des œuvres diverses qui parfois sortent de l’ordinaire, de ressentir comment elles me remuent par rapport à mon quotidien. Je ne saurai quoi sélectionner. Je n’ai donc rien de particulier à recommander sauf de cultiver sa curiosité. A chacun son parcours culturel.