Actualité et Démocratie

Mardi, 28 juin 2011

Non à Ecole 2010 / Oui à la loi sur l’enseignement obligatoire

La loi scolaire actuelle date de 1984 et a déjà été modifiée à 26 reprises ; le découpage actuel en trois filières est stigmatisant et à bout de souffle, particulièrement pour un tiers des élèves vaudois dont le titre ne garantit plus de trouver un emploi à l’issue d’une scolarité complète. Face à cet état de fait, le Conseil d’Etat a lancé une vaste consultation pour élaborer une nouvelle loi sur l’enseignement obligatoire. Toutes les parties ont pu se prononcer sur un avant-projet. Sur la base des prises de position des associations de parents, patrons, enseignants, syndicats, le Conseil d’Etat a rédigé un nouveau projet. Le Grand Conseil y a apporté plusieurs modifications qui ont permis de rallier une large majorité pour cette nouvelle loi, acceptée au final à 102 voix contre 10 non.

OUI à la LEO le 4 septembre

La LEO pour une école juste

L’école vaudoise actuelle sépare les élèves en 3 filières ce qui en fait une des écoles les plus sélectives de Suisse sans pour autant que les élèves arrivent à des résultats meilleurs. La LEO garantit une meilleure perméabilité entre les filières. Le fait de prévoir que deux filières (générale et prégymnasiale) au lieu de trois évite d’autant la stigmatisation des élèves qui ont des difficultés ; la création de niveaux dans trois branches (français, math et allemand) permet de tenir compte des potentiels différents des élèves dans chaque branche. Cette répartition tient compte du fait que les élèves sont rarement bons ou mauvais dans les trois branches principales et permet de mieux répondre à leurs besoins.

La LEO pour une école qui garantit les savoirs essentiels

La nouvelle loi met la priorité sur l’enseignement du français et des maths et garantit leur renforcement dans la grille horaire. C’est garantir aux élèves qui terminent leur scolarité d’avoir tous les outils pour leurs activités citoyennes et professionnelles. Cette exigence est essentielle dans le marché du travail actuel ; seule la LEO y répond concrètement, contrairement à Ecole 2010 qui ne fait que décréter cet objectif.

La LEO pour une école exigeante

Les droits et devoirs des élèves et des parents sont introduits dans cette nouvelle loi. Le nombre d’heures de cours, notamment dans les branches essentielles, est revu à la hausse. C’est le meilleur garant d’une amélioration des résultats des élèves.

La LEO pour une école adaptée

L’enseignement sera plus adapté en fonction du niveau de l’élève grâce à l’introduction de niveaux dans trois branches (français, math et allemand) en filière générale. Les élèves en difficulté bénéficieront d’un enseignement renforcé qui disposera des moyens adéquats.

La LEO pour une école cohérente

La loi sur l’enseignement obligatoire tient mieux en compte la réalité à laquelle sont confrontés les élèves en fin de scolarité. La filière prégymnasiale prépare à la poursuite des études au gymnase. La filière générale prépare à une école ou une formation professionnelle.

La LEO pour une école qui ouvre des portes

Nombre d’élèves sont aujourd’hui discriminés sur le marché du travail non pas en raison d’un manque de connaissance ou de motivation mais parce qu’ils ont un titre peu reconnu par le marché du travail. La LEO garantit à chaque élève de pouvoir terminer sa scolarité et lui octroie deux types de titre qui correspondent aux deux types de débouchés.

La LEO pour des enseignants reconnus

La LEO introduit la maîtrise de classe à tou-te-s les enseignants, renforçant le rôle central de l’enseignant-e. Cela garantit un meilleur accompagnement de l’élève et introduit une juste reconnaissance du travail des maîtres de classe tout au long de la scolarité.

La LEO pour une école claire

Pour une part importante de la population, les appréciations restent aujourd’hui insuffisamment lisibles et ne donnent pas suffisamment de repères nécessaires tant à l’élève qu’aux parents. Les évaluations n’en ont pas pour autant diminué la sélection.

La réintroduction des notes à partir de la cinquième année HARMOS (troisième année actuelle) garantit une plus grande clarté dans la communication de l’évaluation du travail des élèves.

NON à Ecole 2010 le 4 septembre

Non à l’exclusion des élèves en difficulté

Ecole 2010 propose de regrouper les élèves qui ont des problèmes comportementaux dans des classes régionales d’encadrement.

Non à l’apartheid scolaire

Ecole 2010 veut permettre des bâtiments séparés pour les élèves de VSO et bétonner les filières actuelles qui ne correspondent plus aux débouchés de l’école.

Non à une contre-réforme

L’initiative Ecole 2010 apporte d’importantes contre-réformes qui sont inacceptables pour tout parti progressiste ; elle menace l’égalité des chances, l’intégration des élèves et la mixité sociale. Alors que le temps de formation a été sans cesse été rallongé, Ecole 2010 veut introduire une voie préprofessionnelle à partir de 11 ans, âge auquel les élèves ne sont pas encore assez mûres pour faire des choix de carrière.

Non au bricolage législatif et aux effets d’annonce

L’initiative Ecole 2010 est conçue comme une suite de corrections apportées à la loi actuelle ; ce bricolage législatif n’est pas à même d’amener une réforme cohérente à l’école vaudoise. Les initiants ont rempli leur initiative d’effets d’annonce (renforcement du français et des maths) sans évoquer comment les réaliser ; sa mise en œuvre serait inévitablement chaotique.

Non à des notes au berceau

Ecole 2010 veut réintroduire les notes dès le début du cursus scolaire, c’est une mesure réactionnaire et excessive. L’initiation des élèves à l’école ne saurait passer par l’introduction des notes aussi tôt.

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