Une ville solidaire

La prise en compte des personnes les plus fragilisées a toujours constitué un des piliers de l’action socialiste. Au niveau communal, en s’appuyant régulièrement sur des initiatives venant des associations proches du terrain, la Ville a développé et soutenu des projets venant concrètement en aide à celles et ceux qui ont besoin de notre solidarité.

Proposition phare :

Renforcer le soutien au dispositif de formation de base

Une part importante des personnes précarisées souffre de lacunes dans sa formation élémentaire. Il s’agit de renforcer l’offre de structures existantes, telles que la Communauté d’Intérêt pour la Formation Élémentaire des Adultes (CIFEA) afin de soutenir davantage la formation de base d’une partie de la population et lui permettre ainsi de développer ses compétences en lecture, écriture, calcul, informatique ou encore en techniques d’apprentissage.

Ces actions doivent permettre de combler les lacunes des personnes les plus menacées par le non-retour à l’emploi et par là de lutter contre la marginalisation sociale ou professionnelle.

Autres propositions :

Le service dentaire scolaire de la Ville s’adresse à tous les élèves des écoles lausannoises. Pourtant, il est fréquent que la dentition de très jeunes enfants ou d’adolescents de plus de 16 ans soit en mauvais état. Hors du cadre scolaire, beaucoup de familles n’effectuent plus de contrôles craignant des frais, puisqu’ils ne sont pas pris en charge par l’assurance maladie. La Ville doit dès lors développer une prévention active, non seulement pour les enfants en âge scolaire mais aussi avant (dans les garderies par exemple) et après la scolarité obligatoire. Il faut aussi étendre à l’ensemble des jeunes lausannois de 0 à 20 ans l’accès à des soins dentaires à prix avantageux, sur le modèle des dentistes scolaires. Par ailleurs, le Parti socialiste s’engage en faveur d’une assurance dentaire cantonale.

Les personnes handicapées sont souvent pénalisées dans leur accès à diverses activités : fréquentation de musées, théâtres, manifestations sportives, accès aux transports publics, etc. La Ville doit aujourd’hui améliorer l’accès à ses infrastructures. Il s’agit donc de prévoir un plan d’action en collaboration avec les milieux concernés pour améliorer cette accessibilité et cela pour divers types de handicap, notamment physiques et sensoriels.

Interdire la mendicité est une réponse simpliste à un problème compliqué, et surtout une réponse inapplicable, comme le démontre l’exemple de Genève. Il s’agit davantage de collaborer avec les autorités des pays d’origine des mendiants afin de résoudre le problème de façon sérieuse. Le Parti socialiste s’oppose par ailleurs à la participation ou à l’utilisation d’enfants à des fins de mendicité, et s’est engagé pour son interdiction dans le canton.

Les travailleuses et travailleurs du sexe doivent pouvoir exercer leur profession dans des conditions décentes. La Ville doit continuer à soutenir les associations qui œuvrent en faveur des personnes pratiquant exerçant la prostitution à travers la distribution de préservatifs ou l’organisation de lieux d’accueil. La police doit également s’assurer en tout temps que les personnes concernées travaillent librement, hors de réseaux mafieux de prostitution.

Une politique globale doit être renforcée sur la base des quatre piliers de la politique en matière de drogue que sont la prévention, la thérapie, la réduction des risques et la répression. En lien étroit avec les objectifs du canton, le dispositif lausannois doit proposer à l’avenir un réseau comprenant un lieu d’accueil de type bistrot social. En outre, il est nécessaire de mettre en place une meilleure coordination entre les différents partenaires.