Actualité et Démocratie, Communiqués

Vendredi, 1 juin 2012

Réponse du PSL à la consultation sur la mise en place d’une journée continue de l’écolier à Lausanne

Réponse adoptée le 23 mai par le comité du PSL sur la base des travaux d’un groupe de travail du parti.

a. Etes-vous favorables à la vision de journée continue de l’écolier plutôt que de parler d’école à journée continue ?

Préambule :

La réponse du PSL à la consultation ouvre des perspectives par des propositions et des orientations qui n’ont pas été filtrées sous l’angle économique. Bien évidemment, le moment venu, les choix politiques devront être faits en tenant compte des coûts et des priorités.

Nous tenons à mettre en évidence les points suivants :

  • la capacité d’accueil dans les diverses formules est importante, afin que chaque famille répondant aux conditions trouve réponse à sa demande;
  • l’offre parascolaire que la ville peut mettre en place relève essentiellement d’une politique familiale, par ses mesures d’aides aux familles et de réduction des inégalités socio-culturelles face au soutien scolaire et éducatif qu’elles peuvent apporter;
  • à ce titre, une ouverture sur les activités culturelles, artistiques ou sportives par exemple, ainsi qu’un soutien face aux difficultés scolaires (et non seulement face aux devoirs donnés par l’école), pourraient être considérés comme des aides aux familles qui n’ont pas les possibilités d’y consacrer des moyens suffisants (finance, temps, conseils), alors que d’autres familles peuvent en faire profiter leurs enfants;
  • une réduction de la durée de pause à midi, qui ne permettrait plus un retour régulier pour manger à domicile, demanderait au préalable une étude auprès des familles pour actualiser les données fournies il y a 20 ans par « La journée de l’écolier lausannois ».

Réponse à la question :

Oui. L’appellation « journée continue de l’écolier » a un double avantage : d’une part, faire référence à l’importante étude menée il y a 20 ans à la demande de des autorités lausannoises (Alliata, Roberta; Martin, Daniel: La journée de l’écolier lausannois. CVRP, Lausanne, 1995), d’autre part d’éviter la confusion fréquente avec un horaire scolaire continu dont la pause de midi serait fortement réduite.

b. Etes-vous satisfaits des prestations actuelles de la ville en matière d’accueil parascolaire (I, II, III), tant sur les plan qualitatifs qu’en termes d’efficience sociale et économique? Que faudrait-il améliorer ?

  • Parascolaire I: l’accueil actuel n’est pas suffisant, chaque enfant dont les parents le demandent devrait pouvoir bénéficier d’une place d’accueil
  • Parascolaire II : oui. Concernant les devoirs surveillés, voir question c.
  • Parascolaire III : l’accueil après le repas de midi au réfectoire et durant l’après-midi pourrait être amélioré en fournissant des équipements correspondant à l’âge des enfants.

Avec une école désormais obligatoire dès quatre ans suite à Harmos, le PS estime qu’il convient de mettre en place le système plus souple des APEMS (accueil pour enfants en milieu scolaire) avec prise en charge pendant les vacances dès l’école enfantine. Alors qu’aujourd’hui les enfants de cet âge sont accueillis dans les garderies, il serait ainsi possible de libérer des places pour les enfants en âge préscolaire.

Par ailleurs, les parents actifs professionnellement ont souvent besoin d’une prise en charge durant une partie des 14 semaines de vacances scolaires. L’offre de la Ville, même si elle est très riche, ne répond pas à toute la demande. Le nombre de places pour des activités extrascolaires doit donc être augmenté. Par ailleurs, davantage d’associations (sportives, artistiques ou autres) pourraient être mandatées pour proposer des activités pendant les vacances.

c. Etes-vous satisfaits des prestations actuelles de la ville en matière de devoirs surveillés (primaire et secondaire)? Que faudrait-il améliorer ?

  • Pour le PS, les devoirs scolaires sont un facteur d’inégalité entre élèves puisque les enfants qui ne peuvent pas bénéficier d’un encadrement familial sont pénalisés. Les devoirs surveillés constituent donc avant tout une aide apportée aux familles. Aujourd’hui, l’offre de devoirs surveillés ne propose pas de soutien pédagogique personnalisé. L’aide aux devoirs scolaires que le Parti socialiste souhaiterait voir se développer doit permettre de favoriser une égalité des chances essentielle dès les premières années de scolarité. Aussi, les personnes encadrant les enfants doivent être des personnes qualifiées pour assurer cette surveillance et l’aide nécessaire à donner aux enfants.
  • Concrètement, l’obligation pour les élèves qui vont aux APEMS d’aller aux devoirs surveillés a l’inconvénient de mettre ensemble des élèves qui en ont besoin avec d’autres qui en ont peu besoin; il s’agirait de différencier ces deux types de prise en charge.

d. Parascolaire des degrés 5 et 6 (NB : rappelons que depuis la rentrée 2013, les degrés 5/6 seront primarisés, et même si à Lausanne les classes ne seront pas physiquement déplacées, les actuelles directions secondaires deviendront mixtes -primaires et secondaires. Les directives actuelles du DFJC à cet égard sont encore attendues.)

Comment concevez-vous l’accueil des enfants des degrés 5-6 (10-12 ans) à midi ?

Il faudrait offrir une surveillance éducative au réfectoire (par des grands-parents par exemple).

  • Surveillance dit aussi contrôle de présence.
  • Entre la fin du repas et la reprise des cours, il faudrait également assurer la prise en charge des enfants soit en leur permettant de faire une pause soit en leur laissant la possibilité de faire les devoirs ou en organisant de temps à autre des activités sportives par exemple.

La prestation des 10-12 ans doit-elle s’apparenter aux APEMS ou être plus souple?

Plus souple dans le sens de permettre aux enfants une autonomie dans leurs activités (pas de prise en charge pendant un moment).

Quel type d’offre alimentaire faut-il envisager ? Est-il important que ce soit Fourchette verte ?

Oui pour l’équilibre alimentaire.

Actuellement le repas se paie par coupon au prix fixe de Fr. 8.-. Cela peut-il représenter un frein pour certaines familles ? Faudrait-il une facturation au prorata du revenu ?

Au pro rata si l’application d’un tel principe paraît envisageable et simple. Dans le cas contraire, envisager la distribution de bons pour éviter que les aspects financiers constituent un frein pour les familles modestes.

Parmi les éléments suivants, lesquels sont importants ?

  • Locaux chauffés à disposition: très important
  • Repas chaud et équilibré: très important
  • Choix de menus: moyennement important
  • Espace à disposition pour pique-niquer: moyennement important
  • Enfants sous surveillance: très important
  • Contrôle des présences: très important
  • Que les parents sachent où sont leurs enfants: très important. Surtout si le fait de les inscrire au réfectoire répond à la demande, à voir si cela signifie des charges supplémentaires administratives ou autres. A voir aussi dans quelle immédiateté les parents seraient avertis d’absences éventuelles.
  • Offre d’activités variées pour les occuper dans l’enceinte scolaire: oui, dans le périmètre scolaire (qui délimite aussi la responsabilité de l’école)
  • Offre d’activités variées à proximité de l’établissement: pas nécessaire hors du périmètre scolaire.
  • Possibilité pour les enfants de faire leurs devoirs: très important
  • Espace de détente à disposition des enfants (canapés): moyennement important

e. Et à la fin des cours l’après-midi, que faudrait-il mettre en place pour les 10 – 12 ans?

Les devoirs surveillés et de temps en temps envisager des activités récréatives et culturelles en partenariat avec les APEMS, les centres de loisirs voire les Maisons de quartier (avec des animations de type culturel – visite d’exposition, ateliers de théâtre, danse ou lecture de poèmes). Les enfants doivent aussi pouvoir continuer à suivre les activités parascolaires type leçons de musique comme actuellement.

f. Quelle offre faut-il envisager pour les plus âgés ? (12 – 15 ans)

Prévoir un soutien scolaire sous forme de cours d’appuis ou devoirs « accompagnés », dans la perspective d’aide aux familles évoquée dans la réponse c). Envisager également des collaborations avec les institutions offrant des cours dans un cadre parascolaire, avec les centres de loisirs et les Maisons de quartier.

g. Votre avis sur la durée de la pause de midi ? Peut-elle ou doit-elle être repensée ?

Les enfants doivent pouvoir bénéficier d’un moment de repos et doivent pouvoir s’alimenter correctement. Si on décide de permettre aux enfants de rentrer chez eux à midi, la pause doit être de 90 minutes au moins. Par contre, si on tranche en faveur d’une courte pause prétéritant les repas à domiciles, la pause ne doit pas excéder 75 minutes.

Pour les plus âgés, les heures de repas pourraient aussi être mise à profit pour des entretiens psychologiques, orthophoniques, visites infirmière ou pré-préparation aux choix professionnels par des orientateurs professionnels ou professionnels de branches.

h. D’autres propositions ou réflexions ?

Une réflexion sur la journée continue demeure importante et la question du bien-être de l’enfant doit être au centre de la réflexion à mener.

Offrir un accueil de 7h00 à 18h00 pour les enfants dont les deux parents travaillent est indispensable pour permettre aux familles de concilier au mieux travail et famille.

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