Mathieu Capcarrère

Consultant
1. Qu’est-ce qui t’a poussé-e à t’engager au Parti socialiste?
Convaincu que la répartition des richesses n’est que très partiellement due au mérite personnel et que la redistribution de celle-ci ne constitue pas un acte de charité mais bien plutôt une nécessité absolue à toute société démocratique;
convaincu que l’égalité homme-femme n’est pas qu’une bataille utile au développement économique mais bien plutôt un avancement de la société humaine au même titre que l’égalité des droits entre les Hommes;
convaincu enfin que les valeurs écologistes ne sont pas qu’un vernis vert à appliquer à une économie ultra-libérale mais bien plutôt un développement différent où la consommation n’est pas un but en soi,
j’ai choisi, un lundi matin de déprime post-votation, il y a un peu plus de 4 ans, de mouiller la chemise, d’aller au-delà du vote et de contribuer dans les actes et dans les textes à la défense des valeurs fondamentalement à gauche par l’adhésion au Parti socialiste.
2. Si tu es élu-e, dans quel domaine ou pour quel projet souhaiterais-tu t’engager en priorité?
Les limites de l’autonomie politique au niveau communal sont grandes mais permettent déjà de réaliser beaucoup de choses. Si je suis élu, je travaillerai avec le groupe socialiste, et au delà avec toutes les forces progressistes afin de défendre plus spécifiquement les deux mesures suivantes:
- l’offre d’une place en garderie pour tous les enfants qui en ont besoin, avec des tarifs aussi bas que possibles. J’ai le sentiment que nous sommes arrivés à Lausanne à un niveau de besoin qui justifie son financement collectif, au même titre que l’école ou la sécurité.
- le développement de l’habitat mixte: je crois beaucoup aux vertus de la non-ségrégation. La ville de Lausanne n’a pas réussi à l’éviter totalement mais en tant que propriétaire foncier, et par le biais de l’aménagement, la Ville développe et doit continuer à développer de l’habitat mixte dans TOUS les quartiers, abordable pour les plus pauvres mais aussi pour les classes moyennes, adaptée aux besoins des étudiants mais aussi des personnes âgées, adaptée aux familles mais aussi aux personnes seules.
3. Comment vois-tu Lausanne dans vingt ans?
Désolé de vous décevoir, mais Lausanne dans 20 ans ne sera pas fondamentalement différente d’aujourd’hui. Cependant, grâce au vote de chacun et de chacune, nous pourrons poursuivre les développements importants survenus dans les 20 dernières années, et avoir une ville plus forte culturellement, avec un réseau de transports publics meilleur qu’aujourd’hui, un réseau de garderie et d’accueil parascolaire efficace et complet, un habitat accessible et avec moins de nuisance (moins de circulation dans la rue ou une meilleure isolation par exemple), bref une ville plus agréable et facilitant la vie de chacun, indépendamment de ses revenus, de sa nationalité ou de son age.
4. Quel est le lieu que tu préfères à Lausanne? Pourquoi?
j’ai toujours refusé les classements, cet appauvrissement terrible qui élimine d’un chiffre toute la complexité du monde.
Alors, bien sûr, il y a des endroits que j’aime à Lausanne, de la marche de la tour de Sauvabelin dédiée au bien commun, au petit banc anachronique du bout du chemin du Languedoc, de la forêt autour du chalet des enfants à la ruelle du Rôtillon, mais vouloir en choisir un, c’est renoncer à tous les autres. Quel dommage, quelle perte… inutile, puisque tous sont publics et nous sont disponibles quand nous en avons besoin!
5. Quand tu as du temps libre, que fais-tu?
Comme beaucoup de pères ou mères de famille, travaillant, et qui en plus s’octroie le luxe d’avoir une engagement politique et de poursuivre des études, le temps libre est une notion floue, souvent remplie d’une certaine culpabilité de ne pas faire « ce que je devrais faire »… Mais je profiterai ce cette question pour faire part de quelques moments de détente:
- Il y a au chemin de la Grangette, à 8 min. à pied du métro, des moutons et des chèvres qui ont fait le bonheur de mon petit bout de 4 ans.
- Le nom des gens, au cinéma, vous fera passer 1h30 de vie un peu plus heureuses que la moyenne.
- L’usine de Vincent de Raeve, un petit rappel intéressant, de la réalité au XXeme siècle.