Thème: logement

Conseil communal

Mardi, 24 avril 2012

Postulat: Du logement d’utilité publique sur les zones d’utilité publique

Rebecca Ruiz – déposé le 24 avril 2012

La pénurie fait rage à Lausanne comme dans tout le canton de Vaud depuis maintenant plus d’une dizaine d’année avec très une forte pression sur les prix. Ces cinq dernières années, les loyers ont massivement augmenté à Lausanne. L’envolée est également extrêmement forte s’agissant des prix à la vente en PPE où les prix ont progressé de l’ordre de 60% au cours de la même période. Les conséquences sont connues: le marché ne répond plus aujourd’hui aux moyens de la population. Selon les chiffres du Service du logement et des gérances, les logements actuellement disponibles sur le marché sont trop chers pour environ deux tiers de la population lausannoise. (Lire la suite…)

Conseil communal

Mardi, 20 mars 2012

Postulat: Sortons les immeubles à vendre du marché spéculatif!

Laurent Guidetti – déposé le 20 mars 2012

Aujourd’hui, la vente d’immeubles loués se fait aux strictes conditions de la loi concernant l’aliénation d’appartements loués (LAAL). Il est, par exemple, impossible de le diviser en lots pour le vendre, ceci afin de protéger les locataires sur un marché où sévit la pénurie. Par ailleurs, la loi concernant la démolition, la transformation et la rénovation de maisons d’habitation, ainsi que l’utilisation de logements à d’autres fins que l’habitation (LDTR) empêche d’apporter une plus-value aux logements, ceci afin de limiter l’augmentation générale des loyers. (Lire la suite…)

Conseil communal

Mardi, 6 mars 2012

Postulat: Pour un plan de développement du logement à Lausanne

Laurent Guidetti – déposé le 6 mars 2012

La pénurie de logements qui se poursuit à Lausanne et dans le Canton depuis plusieurs années n’est pas sans dommage collatéral. C’est le cas, par exemple, de la hausse artificielle des loyers et des objets mis en vente, conséquence de la pression spéculative qui apparait en période de pénurie. Il existe en effet aujourd’hui très peu d’outils à disposition des communes leur permettant de construire des logements par la mise à disposition de terrains constructibles : dans le Canton de Vaud, pas de lutte contre la thésaurisation des terrains constructibles, pas de droit d’emption ni de pré-emption, pas de droit d’expropriation (sous condition), pas de perception de la plus-value foncière, rien ! les communes sont condamnées à faire avec leurs propres ressources… (Lire la suite…)

Le PS dans les médias

Mercredi, 9 novembre 2011

Taoua: pas question de passer notre tour!

Rebecca Ruiz, conseillère communale, présidente du Parti socialiste lausannois – paru dans 24 heures le 9 novembre 2011

Dans le contexte économique et social tendu que nous vivons depuis bientôt quatre ans, il est réjouissant de constater que Lausanne demeure non seulement une ville attrayante pour différents investisseurs, mais que ses autorités sont aussi conscientes de l’importance de développer des projets porteurs pour assurer l’avenir et l’emploi de la région en période de crise.

Comme Métamorphose, le projet « Beaulieu 2020″ en fait partie. Dans 
le premier cas, la discussion politique s’est accompagnée d’un débat public qui a abouti à une votation populaire. Pour « Beaulieu 2020″, un premier vote a eu lieu en 2009 au Grand Conseil ainsi qu’au Conseil communal. Il s’agissait alors d’investir en tout 100 millions de francs pour les nouvelles halles sud de Beaulieu. Le Parti socialiste avait soutenu cet investissement, conscient du rôle déterminant du Centre de congrès dans le tourisme d’affaires et dans l’accueil de foires, donc dans l’économie lausannoise et vaudoise. (Lire la suite…)

Conseil communal

Mardi, 27 septembre 2011

Motion : Pour une politique lausannoise du logement des jeunes en formation

Benoît Gaillard  – déposée le 27 septembre 2011

Pour une politique lausannoise du logement des jeunes en formation

Dans le cadre de manque aigu de logements pour les jeunes en formation en période de rentrée, la présente motion demande à la Municipalité d’intégrer cette problématique dans sa politique du logement. Il est notamment suggéré de privilégier des modèles de micro-mixité au sein d’un même immeuble, en réservant quelques appartements aux jeunes en formation.

Introduction

Lausanne est une ville de formation. L’Université et l’Ecole polytechnique qui portent son nom en attestent, tout comme la présence, dans la région lausannoise, de sept sites de la Haute Ecole de Suisse occidentale. Le tableau est complété par plusieurs écoles professionnelles, ainsi que par plusieurs offres de formation privées dans divers domaines. (Lire la suite…)

Le PS dans les médias

Vendredi, 8 avril 2011

Initiative salutaire contre la pénurie de logements

Grégoire Junod, député, président du groupe socialiste, municipal élu – paru dans 24 heures le 8 avril 2011

D’ici vingt-cinq ans, le canton de Vaud pourrait compter plus d’un million d’habitants. La plus forte croissance démographique du pays. Pour les plus confiants, elle sera naturellement gage de richesse et de prospérité. Honnêtement, ça reste à prouver. Car le progrès ne coule pas de source, et l’histoire est truffée d’exemples où la croissance ne tient pas toutes ses promesses: creusement des inégalités, augmentation de la pauvreté, atteintes à l’environnement…

Dans ce canton, par exemple, la création de 40 000 emplois au cours des cinq dernières années n’a pas suffi à éradiquer le chômage. Il existe bien sûr un lien entre les deux, mais pas d’automaticité. L’enjeu central consiste donc d’abord à assurer un développement harmonieux de notre économie, susceptible de garantir à chacune et chacun un niveau de vie suffisant. (Lire la suite…)

Blog

Mardi, 15 février 2011

Loyers de la Ville: une mise au point

Rebecca Ruiz, présidente du Parti socialiste lausannois

Suite aux articles de journaux parus ces derniers jours et faisant état de loyers particulièrement bas dans certains immeubles appartenant à la Ville de Lausanne, il est nécessaire de préciser un certains nombres d’éléments.

Nous comprenons que ces situations puissent heurter l’opinion publique alors qu’une grave crise du logement sévit dans l’ensemble de l’arc lémanique. Des actions ont été entreprises par Madame la Municipale Silvia Zamora pour y mettre fin, dans les possibilités légales fixées par le droit du bail. (Lire la suite…)

Communiqués

Vendredi, 11 février 2011

Logement à Lausanne: bilan et projets du Parti socialiste

Dans une conférence de presse tenue cet après-midi, le Parti socialiste lausannois a évoqué son bilan et surtout présenté ses projets en matière de logement pour Lausanne. Les intervenants l’ont fait en partant d’un constat, formulé par Rebecca Ruiz : les adversaires de la majorité reconnaissent eux-mêmes, dans leur discours du moins, la nécessité pour la Ville d’avoir une politique du logement ambitieuse – même s’ils entravent souvent la maîtrise foncière en prônant la vente de terrains publics. (Lire la suite…)

Le PS dans les médias

Lundi, 6 septembre 2010

Ne nous laissons pas abuser par les milieux immobiliers

Grégoire Junod – paru dans 24 heures du 6 septembre 2010

Est-ce pour mieux brouiller les pistes que les partisans de la révision de la loi sur le tribunal des baux ont choisi la couleur rose pour agrémenter leur matériel de propagande ? C’est en tous les cas dans un cadre fuchsia des plus élégants que nous pouvons lire sur les murs de nos villes ce message idyllique, à nous faire presque pâlir d’envie : « Dites oui à un tribunal des baux juste et accessible ». Les milieux immobiliers ne manquent décidément pas de culot. Quelle fumisterie !

Bien entendu, chacun est libre de son point de vue sur la question, mais l’honnêteté requiert au moins d’admettre une évidence : la révision sur laquelle nous voterons le 26 septembre prochain porte sur un seul objet, rendre payant l’accès – aujourd’hui gratuit – au tribunal des baux. Si la révision passe la rampe, la cour s’en trouvera donc demain inévitablement moins accessible qu’elle ne l’est aujourd’hui. Les partisans de la réforme le reconnaissent d’ailleurs ouvertement, espérant de cette révision qu’elle allège le travail des tribunaux.

Derrière la propagande fallacieuse des milieux immobiliers se cachent donc des enjeux bien réels. La gratuité du tribunal des baux remonte à 1981 : le peuple vaudois accepte alors une initiative de l’Asloca instituant une juridiction propre en matière de baux à loyer accessible gratuitement. Cette décision témoigne d’un sens aigu de la justice. Pour deux raisons au moins.

D’abord, le logement ne peut se résumer à une simple marchandise ; c’est le cœur de notre vie, un bien indispensable auquel chacune et chacun doit avoir accès. La reconnaissance de cette particularité justifie à elle seule un accès facilité aux tribunaux.

Ensuite, bailleurs et locataires ne jouent pas dans la même ligue. Le premier a la mainmise sur le lieu de vie du second, du montant de son loyer à son décompte de chauffage. De la même manière qu’entre un salarié et son employeur, il y a entre locataire et propriétaire une inégalité des parties. En garantissant un accès gratuit au tribunal des baux, comme c’est d’ailleurs le cas pour les prud’hommes, le peuple vaudois a voulu prendre en compte ce déséquilibre.

Un choix qui se révèle particulièrement judicieux dans le contexte actuel. Rarement le marché de logement n’a en effet été aussi tendu, avec une pénurie qui dure depuis maintenant presque dix ans. Cette situation se ressent sur le niveau des loyers, en particulier lors de changements de locataires. Sur l’arc lémanique, au cours des trois dernières années, les loyers ont progressé trois fois plus vite que le coût de la vie !

En imposant cette révision du Tribunal des baux, la droite, majoritaire au Grand Conseil, est passée outre les intérêts d’une majorité de la population, locataire à plus de deux tiers dans ce canton ! En voulant restreindre l’accès à la justice plutôt que d’en renforcer les moyens, elle ignore une réalité : contrairement à ce que prétendent les milieux immobiliers, les demandes introduites devant le tribunal des baux par des locataires le sont le plus souvent pour des motifs pertinents. Si le tribunal se retrouve aujourd’hui surchargé, c’est d’abord parce que les pratiques abusives des bailleurs demeurent trop nombreuses. Percevoir une avance de frais aura pour seule conséquence que certains hésiteront demain à faire valoir leurs droits. La justice n’en sortira pas grandie. Le 26 septembre prochain, n’hésitez donc pas une seconde. Dites non ! Pour un tribunal des baux juste et accessible.